FREQUENTLY ASKED QUESTIONS

BEAUX ARTS

Quels pinceaux conviennent aux couleurs à l'huile ?

Les pinceaux en soies de porc sont les plus utilisés pour la peinture à l’huile, bien que la préférence aille à d’autres types de poil pour certaines techniques de peinture. En raison de leur raideur, les pinceaux en soies de porc peuvent recueillir beaucoup de peinture épaisse, mais leur touche est trop imprécise pour les détails fins. 

Les pinceaux en poil de martre et de putois conviennent très bien pour les détails et les techniques de glacis.

Pour toutes les techniques, les pinceaux en fibres synthétiques offrent une bonne alternative.

Au bout de quelque temps, on ne peut plus refermer les tubes de peinture acrylique, car les pas de vis du tube et du bouchon sont pleins de peinture séchée. Comment peut-on l'éviter?

Il est important de veiller à la propreté du pas de vis du tube et du bouchon en cours d’utilisation. Après avoir pressé sur le tube pour faire sortir la peinture, on peut passer l’ouverture du tube le long de la palette pour qu’il n’y ait plus de peinture qui sorte et on peut presser légèrement sur les côtés du tube pour que la peinture soit aspirée vers le bas du tube. Si le pas de vis est sale, la peinture acrylique se décolle une fois sèche; pour retirer la peinture du bouchon, il faut plonger celui-ci quelques instants dans de l’eau très chaude, puis rincer. Pendant le nettoyage du bouchon, fermer le tube à l’aide d’un petit morceau de plastique.

A quoi sert un siccatif ?

Un siccatif est une solution de composés métalliques servant à accélérer le séchage des couleurs à l’huile. Dans le séchage de la peinture à l’huile, on distingue globalement le séchage en surface et le séchage en profondeur. Selon les composés métalliques dont est constitué le siccatif, c’est soit le séchage en profondeur, soit le séchage en surface qui est stimulé.

Le choix du type de siccatif dépend de la composition du tableau. Etant donné que pour la peinture en couches, il faut toujours peindre selon le principe ‘gras sur maigre’ pour que les couches puissent bien adhérer les unes aux autres, il est déconseillé d’utiliser le Siccatif de Harlem dans les couches inférieures. En plus, une adhérence optimale d’une nouvelle couche sera rendue difficile par le séchage accéléré de la surface du film de peinture.

Peut-on ajouter du siccatif en quantité illimitée ?

Un usage incorrect de siccatif peut causer des problèmes. L’addition de siccatif accélère en effet non seulement le processus de séchage, mais aussi le processus de vieillissement du tableau. Pour éviter les problèmes, il ne faut jamais ajouter plus de 2% de Siccatif de Courtrai et de 10% de Siccatif de Harlem. De façon générale, l’emploi de siccatifs doit être limité au maximum.

Quelle est la différence entre le siccatif Courtrai clair et le siccatif Harlem foncé ?

Le siccatif clair ou Siccatif de Courtrai, accélère surtout le séchage en profondeur. En revanche, le siccatif foncé ou Siccatif de Harlem accélère le séchage en surface. Le Siccatif de Harlem est donc plus gras: on pourrait le considérer comme un médium à séchage rapide.

Quand et comment utilise-t-on le vernis à retoucher ?

Lors de l’application de peinture, des embus peuvent apparaître: la peinture prend un aspect mat, la couleur est moins intense. Ce phénomène est inévitable et il est dû à une combinaison de la couleur utilisée, du type et de la quantité de diluant utilisés et du pouvoir d’absorption du support. La quantité d’huile contenue dans la peinture peut varier selon les couleurs, de même pour la quantité de diluant ajoutée. Lorsque la peinture contient relativement peu d’huile dont une partie est absorbée par le support, la couleur peut devenir mate.

Cela rend l’appréciation de l’harmonie des couleurs difficile et pose donc un problème pour la poursuite du travail. En appliquant une très mince couche de vernis à retoucher sur les embus (lorsqu’ils sont suffisamment secs au toucher), on ravive le brillant et la couleur. Lorsque les embus sont très absorbants, il peut être nécessaire de répéter l’opération (après avoir laissé sécher) afin de rétablir le brillant et la couleur. Le vernis sèche en quelques heures en formant une pellicule poreuse qui permet ensuite à la couche suivante de bien adhérer. Il est très important d’appliquer le vernis à retoucher en très petites quantités, étant donné que la peinture qui n’est pas encore entièrement sèche peut se dissoudre dans le solvant contenu dans le vernis. Appliquer de préférence à la bombe.

Le vernis à retoucher peut aussi être utilisé comme vernis de finition provisoire, afin de donner au tableau un brillant uniforme et de le mettre à l’abri de la poussière. Comme le vernis appliqué en couche mince est poreux, le processus de séchage de la peinture peut se poursuivre. Pour cette application, il est chaudement recommandé de laisser sécher le tableau pendant plusieurs mois. Même si la peinture est sèche au toucher avant ce délai, la couche inférieure de peinture ne l’est certainement pas encore. Le solvant du vernis pénètre dans la couche inférieure et fait remonter à la surface l’huile qui n’est pas encore sèche. Dans un tel cas, le tableau peut présenter des aspérités ; les salissures et la poussière adhéreront à la peinture.

Après séchage complet de la peinture, un vernis définitif peut être appliqué sur le vernis à retoucher.

Qu'est-ce qu'un vernis intermédiaire?

Le vernis à retoucher est aussi appelé vernis intermédiaire. Il est utilisé pour repeindre par-dessus une couche de peinture déjà sèche. Il permet de retoucher une zone de peinture.

Faut-il vernir un tableau peint à l'huile ?

Il est important que la peinture soit protégée de la saleté par un vernis. Lorsqu’un tableau est verni, on peut enlever la couche de vernis avec la poussière et tout ce qui s’y est déposé sans abîmer la peinture.
Pour assurer la pérennité du film de peinture, un tableau ne peut être verni que lorsque la peinture est entièrement sèche.

Peut-on mélanger plusieurs vernis ?

Il est possible de mélanger un vernis mat et un vernis brillant de même type dans n’importe quelles proportions, jusqu’à obtention du brillant souhaité. Lorsqu’on applique un vernis contenant un agent matifiant, la dernière application doit consister à appliquer le vernis dans une seule direction pour obtenir une matité uniforme.

Qu'est-ce que le vernis Damar ?

Le vernis Damar est un vernis obtenu par dissolution de résine d’arbre naturelle dans de l’essence de térébenthine. De tous les vernis traditionnels, c’est pratiquement le seul qui soit encore utilisé. Après séchage, la couche de vernis jaunit et devient fragile avec le temps. L’avantage est que même au bout de nombreuses années, ce vernis est très facile à enlever du tableau.

Combien de temps un tableau doit sécher avant de pouvoir appliquer un vernis de finition ?

La peinture à l’huile est une peinture qui sèche sous l’effet d’un processus chimique (par oxydation). L’huile sèche par absorption de l’oxygène de l’air.  Sous l’effet de cette réaction, les molécules se regroupent en formant des chaînes.

Le séchage chimique de l’huile de lin prend beaucoup plus de temps que le séchage physique des autres types de peinture. Selon l’épaisseur de la couche et le type de pigment, le film de peinture est sec au toucher dans un délai d’environ une à six semaines. Le séchage complet du film prend entre six mois et un an environ, voire plusieurs années lorsque les couches de peinture sont très épaisses. L’absorption de l’oxygène ne s’arrête pas à ce moment-là; le processus de vieillissement commence. Il est donc conseillé, une fois la peinture sèche, de traiter le tableau avec un vernis de finition. L’absorption d’oxygène et par là le processus de vieillissement sont ainsi freinés.

Il est également important que la peinture soit protégée de la saleté par un vernis. Lorsqu’un tableau est verni, on peut enlever la couche de vernis avec la poussière et tout ce qui s’y est déposé sans abîmer la peinture. Pour assurer la pérennité du film de peinture, un tableau ne peut être verni que lorsque la peinture est entièrement sèche.

Comment peut-on enlever une vieille couche de vernis ?

Il est conseillé de s’adresser à un professionnel de la restauration.

Faut-il appliquer un vernis de finition provisoire sur un tableau peint à l'huile ?

Il n’est pas nécessaire d’appliquer une couche provisoire de vernis de finition, mais cela peut être souhaitable lorsque le tableau présente des différences de brillant et qu’il est exposé avant l’application du vernis de finition. De plus la peinture est ainsi à l’abri de la saleté.

Quand on utilise du vernis à retoucher comme vernis de finition provisoire, le tableau peut présenter des aspérités. La peinture ne paraît pas complètement sèche de sorte que la poussière s'y accroche. Quelle peut-être la cause ?

Une erreur fréquemment commise lors de l’utilisation de vernis à retoucher consiste à appliquer le vernis trop rapidement et en trop grande quantité. Le solvant du vernis, s’il est appliqué sur une peinture à l’huile juste sèche au toucher, va encore dissoudre une partie de l’huile contenue dans la peinture, faisant ressortir l’huile de la peinture qui forme une masse collante.

Si le vernis à retoucher est utilisé comme vernis intermédiaire, sur lequel on va ensuite peindre, il n’y a aucun problème. Mais si le vernis à retoucher utilisé comme vernis de finition provisoire est appliqué trop vite, il se produit le même phénomène, par suite de quoi la partie extérieure du film de peinture sera composée d’un mélange d’huile et de résine. Cette couche conservera un aspect collant pendant des mois et la seule solution dans ce cas est de s’armer de patience.

Comme ce n’est pas le but souhaité, il est conseillé d’attendre plusieurs mois avant d’appliquer le vernis, jusqu’à ce que la peinture soit sèche de part en part, et si la couche de peinture est très mince pendant au moins un mois. Il est avant tout très important de toujours appliquer le vernis à retoucher en très faibles quantités. Plus la quantité de vernis est grande, plus il est appliqué de solvant et plus le problème se pose. En outre, seules les couches minces de vernis à retoucher sont suffisamment poreuses pour permettre une bonne adhérence des couches suivantes (vernis intermédiaire) et pour permettre le passage de l’oxygène nécessaire à la poursuite du séchage de la peinture de part en part  (vernis de finition provisoire).

Le vernis acrylique, qui convient aussi bien aux couleurs à l'huile qu'à l'acrylique, est-il un vernis de finition et a-t-il les mêmes caractéristiques que le vernis pour peinture à l'huile ?

Le vernis acrylique est en effet un vernis de finition, mais il n’a pas les mêmes propriétés que le vernis à tableaux. Le vernis acrylique est une solution de résine acrylate dans de l’essence de pétrole, tandis que le vernis à tableaux est une solution de résine cyclohexanone dans de l’essence de térébenthine (et dans de l’essence de pétrole pour la bombe). Ces deux types de résine ne jaunissent pas.

Le vernis acrylique forme un film plus élastique que le vernis à tableaux. Cette propriété est particulièrement importante lorsqu’on l’applique sur de la peinture acrylique, étant donné que cette peinture forme elle aussi un film élastique.

Avant d’appliquer un vernis définitif, il faut laisser sécher une très mince couche de peinture à l’huile pendant au moins six mois, une couche normale pendant un an, une couche d’épaisse à très épaisse pendant un durée qui peut aller jusqu’à plusieurs années. Quand une couche de peinture à l’huile sèche contient beaucoup d’huile, il est recommandé d’essuyer le tableau avec de l’essence de pétrole avant d’appliquer le vernis.

Le contenu du flacon de vernis à tableaux mat a un aspect floconneux. A quoi cela est-il dû? Peut-on encore l'utiliser ?

L’agent matifiant du vernis à tableaux mat est composé de cire dissoute dans le solvant. A basse température, ce produit peut prendre un aspect floconneux. En réchauffant le vernis (au bain-marie ou sous un jet d’eau chaude), l’agent matifiant se dissout uniformément.

Est-ce qu'on peut finir à l'huile un tableau qu'on a commencé à l'acrylique ?

Une couche épaisse de peinture acrylique est peu poreuse et n’est pas un bon support pour les couleurs à l’huile. On peut cependant peindre avec de la peinture à l’huile sur de la peinture acrylique, en respectant une des méthodes suivantes:

1. Diluez la peinture acrylique avec de l’eau et réalisez une mince couche de fond sur un support déjà enduit d’un apprêt universel. Par ‘apprêt universel’, on entend une couche d’apprêt sur laquelle peuvent aussi bien adhérer de la peinture à l’huile que des peintures diluables à l’eau. Il y a ainsi une moindre quantité de résine acrylate par surface peinte. Après évaporation de l’eau, le film de peinture est devenu assez poreux pour que la peinture à l’huile puisse adhérer à la couche de peinture acrylique.

2. Utilisez pour la couche de fond du Gesso au lieu de peinture acrylique blanche. Chaque couleur doit être mélangée avec suffisamment de Gesso pour permettre à la peinture à l’huile d’adhérer. Le Gesso est aussi un acrylate pur, mais conçu et préparé selon une formulation spéciale pour permettre à la peinture à l’huile d’adhérer.

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La méthode ‘gras sur maigre’ (ou ‘couche souple sur couche moins souple’) doit être utilisée lorsqu’un tableau est confectionné en couches successives. On ne peut appliquer une couche de peinture suivante que lorsque la couche précédente est suffisamment sèche pour ne pas se dissoudre. L’emploi de différents diluants obéit dans ce cas à des règles très précises pour des raisons d’adhérence et de durabilité.

La peinture à l’huile adhère en se fixant à un support poreux. L’huile étend pour ainsi dire de ‘petits crochets’ à l’aide desquels le film de peinture s’accroche après le séchage. Si on laisse sécher une couche de peinture à l’huile pure, celle-ci n’est pas assez poreuse pour permettre à la couche suivante de bien adhérer. Pour la première couche, la peinture est diluée avec de l’essence de pétrole ou de térébenthine. Ces substances diluent l’huile contenue dans la peinture, ce qui permet de peindre une surface plus étendue avec la même quantité de peinture. Le solvant s’évapore et par conséquent cette première couche redevient poreuse. Après la  dilution, il y a trop peu d’huile par surface peinte pour qu’un film résistant puisse se former, le film est ‘maigre’ et peu résistant. La deuxième couche va alors remédier à cet inconvénient.

Lorsque la première couche est suffisamment sèche, on applique la deuxième couche, diluée à l’aide d’un médium à peindre. Un bon médium à peindre se compose de trois substances: huile, résine et solvant. L’huile ajoutée ‘nourrit’ la première couche maigre de peinture en remplissant les pores apparues sous l’effet de l’évaporation du solvant. En même temps, cette deuxième couche peut bien adhérer à la couche sous-jacente. L’évaporation de l’essence de pétrole contenue dans cette deuxième couche entraîne de nouveau la formation de pores qui vont à leur tour favoriser l’adhérence de la couche suivante. Le troisième ingrédient, la résine, renforce le film de peinture.

Si l’on applique ensuite une troisième couche, il faut utiliser un médium encore plus gras, afin de nourrir les couches sous-jacentes et de les rendre plus solides. Si cette couche est la dernière, on applique le plus souvent un glacis.

Comme médium à glacis, on peut choisir, le médium alkyde, la térébenthine de Venise et l’huile de lin polymérisée. Ces médiums sont plus gras que le médium à peindre et font couler la peinture sans laisser de trace de pinceau.

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L’expression ‘alla prima’ veut dire qu’on peint ‘mouillé sur mouillé’. Selon ce procédé, les couleurs sont non seulement mélangées sur la palette, mais également sur le tableau. Il faut donc peindre rapidement. Aucune couleur ne doit être sèche avant que le tableau ne soit achevé. Avec cette technique, la peinture peut être diluée toujours avec le même solvant ou le même médium, ou bien être utilisée pure. Si on utilise un diluant, c’est avec un bon médium à peindre qu’on obtient le résultat le plus durable.

Quelle différence y a-t-il entre le blanc à base d'huile de lin et le blanc à base d'huile de carthame ?

Parmi les nombreux types d’huile que nous connaissons (huiles végétales telles que l’huile de tournesol, l’huile d’œillette, l’huile de soja, les huiles de noix et de bois), l’expérience a montré que c’était l’huile de lin qui comme liant possédait les meilleures propriétés.

Certaines huiles forment un film très fragile, d’autres foncent la peinture ou sèchent avec une extrême lenteur ou bien même ne sèchent jamais. Il n’existe pas d’huile présentant chacune des propriétés souhaitées à un degré optimal, mais il est prouvé que l’huile de lin possède la meilleure combinaison de propriétés, qualité de propriétés en ce qui concerne le temps de séchage, l’élasticité de la pellicule, le jaunissement et la durabilité.

Cependant, comme l’huile de lin est de couleur jaune et que cette coloration jaune s’accentue avec le temps, ce qui influe défavorablement en particulier sur les blancs, l’huile de lin est généralement remplacée par l’huile de carthame pour la confection de blancs. Cette huile est plus claire que l’huile de lin, elle jaunit moins, sèche plus lentement, mais forme un film de moins bonne qualité que l’huile de lin.

La peinture à base d’huile de carthame peut cependant causer des problèmes quand on peint en couches successives, lorsqu’on l’utilise dans les premières couches d’un tableau. La différence de temps de séchage et la faiblesse du film risquent de provoquer des différences de tension qui peuvent entraîner une adhérence insuffisante des couches suivantes.

Il est donc conseillé d’utiliser exclusivement du blanc à base d’huile de lin pour les premières couches et du blanc à base d’huile de carthame pour la dernière couche.

Combien de temps faut-il laisser sécher une couche de peinture avant de pouvoir appliquer la couche suivante ?

Lorsqu’on peint en couches successives, il est en principe possible d’appliquer une couche suivante lorsque la couche précédente est suffisamment sèche et qu’elle ne se dissout plus. On constate cependant qu’il y a une période critique, pendant laquelle l’adhérence d’une couche suivante peut être insuffisante. Si la peinture présente encore des aspérités, il n’y a aucun problème. Dès l’instant cependant où la peinture est bien sèche au toucher en surface, la période critique en question commence et il est préférable d’attendre encore au moins une semaine.

Comment peut-on accélérer le séchage d'un tableau à la peinture à l'huile ?

La peinture à l’huile sèche au contact de l’oxygène et de la lumière. Pour favoriser le séchage, il faut donc que l’aération soit suffisante et qu’il y ait assez de lumière. On peut en outre accélérer le séchage en ajoutant à la peinture un siccatif ou un médium à séchage rapide.

Comment se fait-il que certaines couleurs appliquées en couches épaisses (comme la laque garance et le cobalt) forment des rides ? Peut-on l'empêcher ?

Le processus appelé ‘brûlure’ de la peinture peut apparaître dans des surépaisseurs avec certaines couleurs. Ce phénomène est lié au type de pigment et à la composition de la peinture qui en résulte.

Ce processus est en bref le suivant. La peinture à l’huile sèche au contact de l’oxygène et de la lumière. Il est logique que la surface de la peinture soit directement exposée à ces éléments, tandis que l’intérieur est plus difficilement accessible. On distingue donc deux formes de séchage: le séchage en surface et le séchage en profondeur. L’idéal serait que les deux processus se déroulent en même temps, mais la plupart du temps la surface sèche plus rapidement et forme un film qui empêche à des degrés variables la lumière et l’oxygène de pénétrer dans les couches profondes. Lorsque ce film, en fonction de la composition de la peinture, se forme rapidement et est très serré, il se produit des différences de tension entre le film étanche et la peinture humide sous-jacente. Pendant le séchage, le film va s’étendre à la surface, tandis que le volume de la peinture humide sous-jacente restera inchangé. Comme le film et la peinture humide forment un tout, le film va être retenu pendant cette expansion et va former des rides.

Ce phénomène de brûlure peut être évité en mélangeant la peinture avec de la pâte à peindre, encore appelée “beurre de peintre”. La pâte à peindre est une peinture à l’huile incolore qui peut en principe être mélangée à la peinture dans n’importe quelles proportions. Pour éviter la brûlure de la peinture, il suffit d’utiliser un mélange 1:1. La couleur et la consistance de la peinture restent inchangées, mais l’oxygène peut maintenant pénétrer plus facilement dans la couche de peinture.

Quelle différence y a-t-il entre l'huile de lin purifiée et l'huile de lin décolorée ?

L’huile de lin décolorée se distingue uniquement par sa couleur de l’huile de lin pure. Comme la couleur de l’huile de lin réagit aux conditions ambiantes (lumière, oxydation), la différence de couleur entre ces deux huiles finit par s’estomper à la longue.

Qu'est-ce que l'huile de lin polymérisée et quand utilise-t-on cette huile ?

L’huile de lin polymérisée s’obtient en faisant chauffer de l’huile de lin sans addition d’oxygène. Il ne se produit pas d’oxydation. L’huile s’épaissit du fait que les molécules se regroupent (polymérisation). L’huile de lin polymérisée dont l’épaisseur est comparable à celle du miel peut se diluer à l’essence de pétrole ou de térébenthine et forme un film plus élastique que l’huile de lin ordinaire. L’huile de lin polymérisée, traditionnellement utilisée comme médium à glacis, sert principalement aujourd’hui comme ingrédient entrant dans la fabrication de médiums. C’est une huile très grasse, donc particulièrement indiquée pour l’application des dernières couches de peinture. Le risque de brûlure de la peinture est moins élevé que dans le cas de l’huile de lin, le temps de séchage est prolongé et le brillant accentué.

Qu'est-ce que l'huile de lin cuite et quand utilise-t-on cette huile ?

La dénomination d’origine ‘bouillie’ est en réalité impropre, car cette huile n’est pas portée à ébullition. La cuisson a lieu avec addition de siccatifs et l’huile peut alors servir d’ingrédient pour la préparation de médium à peindre ou à séchage rapide. Lorsqu’on utilise de l’huile de lin cuite, soit pure, soit comme ingrédient d’un médium que l’on prépare soi-même, il ne faut jamais ajouter de siccatifs supplémentaires afin de ne pas nuire à la durabilité du film de peinture.

Quand peut-on utiliser l'huile d'œillette ?

Comparée à l’huile de lin, l’huile d’œillette sèche plus lentement, est plus claire et réduit le risque de brûlure de la peinture. Grâce à ces propriétés, il est possible d’utiliser un médium à base d’huile d’œillette que l’on confectionne soi-même en combinaison avec des couleurs claires selon le procédé alla prima. Cependant, l’huile d’œillette forme une pellicule de peinture moins résistante que l’huile de lin et, si on l’utilise dans les premières couches, elle peut causer des problèmes d’adhérence dans les couches suivantes. Pour la peinture en couches successives, il est donc recommandé de n’utiliser de l’huile d’œillette que dans la dernière couche.

Qu'est-ce que la pâte à peindre et quand et comment utilise-t-on ce médium ?

La pâte à peindre (parfois appelée beurre de peintre) est une peinture à l’huile non pigmentée (incolore). Ce médium peut se mélanger dans toutes les proportions avec de la peinture à l’huile sans changer ni la couleur, ni la consistance de la peinture.

Cette pâte peut s’utiliser pour éviter la ‘brûlure’ de certaines couleurs dans les surépaisseurs. Il suffit pour cela de mélanger dans les proportions 1:1.

La pâte à peindre ne jaunit pas et elle prolonge la durabilité de la pellicule de peinture. La peinture prend un aspect un peu plus mat et le temps de séchage est un peu plus court.

A quoi sert exactement le médium ?

On utilise du médium pour modifier une ou plusieurs propriétés de la peinture et pour rendre la peinture propre à une application donnée. Il peut s’agir de la consistance, du brillant, de l’onctuosité, du temps de séchage, de la transparence et de la durabilité du film de peinture.

Quand utilise-t-on du médium à peindre ?

L’emploi d’un médium dépend de la technique utilisée. Pour la peinture à l’huile, il existe en principe deux techniques: la peinture ‘alla prima’ et la peinture en couches successives.
 
‘Alla prima’ veut dire que la peinture est appliquée selon le procédé ‘mouillé sur mouillé’. Dans ce procédé, les couleurs sont non seulement mélangées sur la palette, mais également sur le tableau. La peinture peut en outre être toujours diluée avec le même solvant ou le même médium, ou bien être utilisée pure.

Dans le cas de la peinture en couches successives, le tableau est réalisé en plusieurs couches. La couche suivante ne peut être appliquée que lorsque la couche précédente est assez sèche pour ne plus se dissoudre. L’emploi de différents diluants doit obéir à des règles très précises en raison de l’adhérence des différentes couches entre elles. La peinture à l’huile adhère en se fixant à un support poreux. Si on fait ensuite sécher une épaisse couche de peinture à l’huile, cette couche n’est pas assez poreuse pour permettre l’adhérence de la couche suivante.

Pour la peinture en couches successives, il faut suivre une technique appelée ‘gras sur maigre’, ce qui veut dire ‘couche élastique sur couche moins élastique’. Pour la première couche, la peinture est diluée à l’essence de pétrole ou à l’essence de térébenthine. La peinture étant diluée, chaque surface peinte ne contient que relativement peu d’huile. Le film est dit ‘maigre’.

Lorsque la première couche est assez sèche, on applique la deuxième couche diluée avec du médium à peindre. Le médium à peindre se compose de trois substances: huile, résine et essence de pétrole. L’huile supplémentaire ajoutée ‘nourrit’ la première couche maigre de peinture en remplissant les pores apparues sous l’effet de l’évaporation du solvant. En même temps, cette deuxième couche peut bien adhérer à la couche sous-jacente. L’évaporation de l’essence de pétrole contenue dans cette deuxième couche entraîne de nouveau la formation de pores qui vont à leur tour favoriser l’adhérence de la couche suivante. Le troisième ingrédient, la résine, renforce la pellicule de peinture.

Si l’on applique ensuite une troisième couche, il faut alors utiliser un médium encore plus gras afin de nourrir les couches sous-jacentes et de les rendre plus solides.

Comme dernière couche, on applique généralement un glacis. Comme médium à glacis, on peut choisir le médium alkyde, la térébenthine de Venise et l’huile de lin polymérisée. Ces médiums sont plus gras que le médium à peindre et font couler la peinture sans laisser de trace de pinceau.

Comment utilise-t-on un médium alkyde ?

Le médium alkyde peut s’utiliser comme médium à peindre et comme médium à glacis. Si on l’utilise comme médium à peindre, il faut suivre le principe ‘gras sur maigre’. Ce médium est assez gras. Pour le rendre moins gras, on peut l’additionner d’essence de pétrole ou d’essence de térébenthine. Dans la dernière couche et pour les glacis, le médium alkyde peut être utilisé pur. Il possède un effet un peu jaunissant, réduit le temps de séchage et accroît la durabilité du film de peinture. Il augmente légèrement le brillant de la peinture et estompe les traces de pinceau.

Qu'est-ce que la térébenthine de Venise et quand l'utilise-t-on ?

Ce médium à glacis traditionnel est apprécié pour ses qualités de traitement, grâce auxquelles il influe progressivement et de façon positive sur les dégradés de couleur. Même si elle ne favorise pas la durabilité du film de peinture, la térébenthine de Venise accroît la fluidité et le brillant de la peinture; elle raccourcit le temps de séchage, a une légère action jaunissante et peut se diluer avec de l’essence de térébenthine ou de l’essence de pétrole. A n’utiliser que dans les dernières couches.

Quand utilise-t-on du médium à glacis ?

Le médium à glacis est le remplaçant moderne des médiums à glacis traditionnels, comme l’huile de lin polymérisée et la térébenthine de Venise. Les différences se traduisent principalement par la durée prolongée du film de peinture et par l’absence de jaunissement. Le médium accentue la fluidité et le brillant de la peinture; il n’agit pas sur le temps de séchage et peut se diluer avec de l’essence de térébenthine ou de l’essence de pétrole. A n’utiliser que dans les dernières couches.

Quelle différence y a-t-il entre l'essence de pétrole et l'essence de térébenthine ?

L’essence de térébenthine rectifiée est un produit exempt de toutes impuretés, mais il conserve les caractéristiques physiques de l’essence d’origine.

Bien que l’essence de térébenthine soit un produit naturel et que son odeur résineuse soit appréciée de beaucoup de gens, c’est un produit beaucoup plus nocif que l’essence de pétrole. Son action (pouvoir de dilution des corps gras) est également plus forte.

L’essence de pétrole, qui est un produit obtenu par distillation du pétrole, est très pure, 100% volatile et inodore. Moins nocive et de surcroît moins chère que l’essence de térébenthine, elle est recommandée pour nettoyer les outils. Comme ces aromates donnent aussi au produit son pouvoir dégraissant, l’action est moins forte, mais toutefois largement suffisante pour diluer la peinture et nettoyer le matériel.

Avec quoi peut-on diluer la peinture à l'huile ?

La peinture à l’huile se dilue avec de l’essence de pétrole ou de l’essence de térébenthine.

Peut-on utiliser le Modeling Paste comme couche de fond avant d'appliquer la peinture à l'huile ?

Le Modeling Paste est une sorte de Gesso très épais, qui permet de réaliser des fonds en relief pour la peinture à l’huile et l’acrylique.

Peut-on appliquer de la peinture à l'huile sur du métal ?

Comme ni la peinture à l’huile, ni la peinture acrylique (et par conséquent ni le Gesso) n’adhèrent bien sur le métal, la plaque doit d’abord être traitée avec un primer spécial pour métal. Il s’agit d’un produit industriel que l’on peut acheter dans un magasin spécialisé en peintures pour maisons.

Une fois la couche de primer sèche, poncer légèrement. Si le métal reste visible sous cette couche, appliquer une deuxième couche, laisser sécher et poncer de nouveau légèrement. Pour obtenir une adhérence optimale de la peinture finale, appliquer ensuite une couche de Gesso.

Quelles conditions un support doit-il remplir pour la peinture à l'huile ?

On peut en principe utiliser du papier, du carton, du bois, du coton, de la toile etc. comme support pour la peinture à l’huile, mais à condition de traiter préalablement ces matériaux. Un support non-traité absorbe littéralement l’huile contenue dans la peinture et il est à la longue attaqué par cette huile. En outre, la peinture perd ainsi une partie de l’huile dont elle a besoin pour enrober les pigments et pour former un bon film.

Pour que la peinture adhère bien au support, celui-ci doit être préparé à l’aide d’une substance poreuse. L’huile pénètre dans les pores et, une fois sèche, elle joue dans le support le rôle ‘d’ancres’, faisant adhérer la pellicule de peinture. Cette couche empêche l’huile de pénétrer dans le support. On applique ensuite par-dessus une couche d’apprêt poreuse à laquelle l’huile peut adhérer.

Comment peut-on éviter qu'un vernis se mette à perler sur un tableau à l'acrylique ?

Quand on applique du vernis, celui-ci peut perler lorsque la couche de peinture est trop resserrée. Dès que cela se produit, il faut immédiatement enlever le vernis encore humide avec de l’essence de pétrole. Pour éviter que cela ne se reproduise, il faut ‘ouvrir’ la couche de peinture en essuyant préalablement le tableau avec de l’essence de pétrole.

Un dépôt blanc s'est formé au fond du flacon de vernis acrylique. Comment cela se fait-il ? Le vernis est-il encore utilisable ?

L’agent matifiant contenu dans le vernis acrylique mat est composé de silicates, comparables à du verre très finement pulvérisé. Lorsque le vernis n’est pas utilisé, l’agent matifiant se dépose au fond du vernis. Il faut donc bien agiter le vernis avant usage jusqu’à ce que l’agent matifiant soit uniformément réparti dans le vernis.

Quel vernis convient à l'acrylique ?

Le vernis acrylique est spécialement conçu pour donner une finition durable aux tableaux réalisés à l’acrylique. Ce vernis est composé de résine acrylate dissoute dans de l’essence de pétrole et de l’huile de térébenthine. Il existe sous deux formes: brillant et mat, et forme une fois sec un film élastique. Le vernis acrylique mat contient un agent matifiant composé de silicates (comparables à du verre pulvérisé) et doit être bien agité avant usage. Pour obtenir une bonne adhérence, il est recommandé d’essuyer le tableau peint à l’acrylique avec un chiffon imbibé d’essence de pétrole avant d’appliquer le vernis.

Peut-on mélanger plusieurs vernis entre eux ?

Les vernis mat et brillant de même type sont miscibles entre eux dans toutes les proportions jusqu’à obtention du degré de brillance souhaité. Quand on applique un vernis contenant un agent matifiant, il faut pour finir appliquer le vernis dans une seule direction afin d’obtenir une matité uniforme.

Pour faire un glacis à la peinture acrylique, faut-il utiliser un médium ou peut-on n'utiliser que de l'eau et quelle est la différence ?

Pour les glacis à la peinture acrylique, c’est avec le médium acrylique brillant qu’on obtient le plus beau résultat. Si on dilue le produit avec de l’eau, il contient moins de liant par surface recouverte et la couleur devient plus mate.

Si on dilue le produit avec un médium brillant, on ajoute du liant; la couleur devient plus brillante et elle a l’air plus vive. Si on souhaite diluer le produit à l’extrême, il est toujours recommandé d’utiliser du médium acrylique à la place de l’eau, car l’addition de beaucoup d’eau peut séparer le pigment contenu dans la peinture du liant.

Quelle quantité de médium (gel) peut-on ajouter à la peinture ?

Le médium acrylique, le médium gel, le médium gel épaississant et le médium gel extra épaississant peuvent être ajoutés à la peinture sans restriction.

Peut-on combiner l'acrylique et les pastels à l'huile ?

Un des rares inconvénients de la peinture acrylique est que cette peinture n’adhère pas à un support gras, donc pas non plus sur le pastel à l’huile. Le pastel à l’huile sur l’acrylique ne pose en revanche aucun problème. Il est évidemment à noter que le pastel à l’huile ne donne pas de film indélébile au toucher. Quand un tableau réalisé à l’aide de cette technique n’est pas mis sous verre, il reste donc fragile. Pour remédier à cet inconvénient, le tableau – ou au moins les parties réalisées au pastel à l’huile, sont verni(e)s avec du vernis pour pastels à l’huile. Le vernis devient résistant à l’eau en séchant et préserve le pastel à l’huile des taches. Il adhère aussi parfaitement à la peinture acrylique.

Attention: Le vernis pour pastels à l’huile ne doit pas être considéré dans ce cas comme un vernis de finition. En cas de restauration éventuelle à une date ultérieure, ce vernis ne peut pas être enlevé sans que le pastel à l’huile et l’acrylique ne soient eux-mêmes endommagés. Par ailleurs, un vernis de finition à base d’eau peut former à la longue un voile blanc. Une fois le pastel à l’huile bien protégé par le vernis, il faut appliquer un vernis de finition à base de solvant.

Comment se fait-il que les couleurs de la peinture acrylique deviennent plus foncées en séchant ?

Le liant de la peinture acrylique ainsi que des médiums acryliques se compose de particules de résine d’acrylate en dispersion dans de l’eau. Tant que le liant contient de l’eau, il est blanc. Après séchage, quand toute l’eau s’est évaporée, les particules d’acrylate présentes dans le liant forment un film incolore transparent continu et le blanc disparaît. Cela explique pourquoi les couleurs acryliques foncent en séchant. Mélangée à du médium, la peinture humide éclaircira donc après séchage; elle sera désormais identique à la couleur pure.

Comment se fait-il que le coup de pinceau s'estompe après séchage ?

Le liant de la peinture acrylique se compose de particules de résine d’acrylate en dispersion dans de l’eau. Pendant le séchage, l’eau s’évapore et le volume de la couche de peinture diminue.

Comment obtient-on un coup de pinceau plus prononcé dans un tableau fait à l'acrylique ?

L’addition de médium gel à la peinture permet d’obtenir un coup de pinceau et une une structure plus nette. Le médium gel épaississant accentue encore plus le coup de pinceau; avec le médium gel extra épaississant on peut obtenir des structures très marquées et appliquer des couches extrêmement épaisses.

L'acrylique, peut-elle aussi être appliquée à l'aérographe ?

Les acryliques peuvent toutes s’appliquer à l’aérographe. La peinture doit évidemment être préalablement diluée jusqu’à obtention de la viscosité appropriée.

Comment peut-on le mieux incorporer des matériaux comme le sable, le bois, le papier etc. à un tableau ?

Grâce au fort pouvoir adhésif de leur liant, la peinture acrylique et les différents médiums gel conviennent particulièrement pour traiter des matériaux que l’on souhaite conserver longtemps. La condition requise pour garantir une bonne adhérence est que la surface des matériaux à coller soit non grasse et légèrement poreuse. Le résultat le plus durable s’obtient lorsque les matériaux sont entièrement recouverts de peinture ou de gel. Ceci vaut en particulier pour l’adhérence de matériaux peu poreux comme le sable, les cailloux, le verre, etc. Quand on souhaite que la couleur d’origine du matériau reste visible, il faut utiliser un des médiums gel.

Peut-on peindre à l'acrylique sur la peinture à l'huile ?

La peinture à l’huile forme une couche grasse. Elle ne convient donc pas comme support pour les acryliques.

Le temps de séchage réduit de l'acrylique peut-il être allongé pour permettre de peindre « alla prima » (mouillé sur mouillé) ?

Le retardateur acrylique peut être ajouté à la peinture (5% maximum) pour prolonger le temps de séchage de 20% maximum.

Quels pinceaux faut-il utiliser avec la peinture acrylique ?

Les pinceaux à poils raides sont le plus utilisés pour l’acrylique. Les soies de porc peuvent recueillir beaucoup de peinture épaisse, mais leur touche est trop imprécise pour les détails fins. De plus, les soies de porc perdent de leur souplesse lorsqu’on les utilise avec de l’eau.

Les pinceaux en fibres synthétiques sont insensibles à l’eau et conviennent aussi bien à la peinture épaisse qu’à la peinture fortement diluée et aux détails.

Les pinceaux pour acrylique ont un manche long permettant au peintre de prendre suffisamment de recul pendant le travail.

Quand peut-on utiliser un médium acrylique ?

Les médiums servent à modifier les propriétés des peintures, comme le brillant, l’épaisseur, le temps de séchage, la transparence et la durabilité. Pour diluer la peinture à l’extrême, il est recommandé d’utiliser du médium acrylique à la place de l’eau, car l’addition de beaucoup d’eau peut séparer le pigment contenu dans la peinture du liant; le pigment qui est alors non protégé sur le tableau peut déteindre.

Les médiums acryliques sont blancs. Dans quelle mesure cela influe-t-il sur la couleur de la peinture ?

Le liant de la peinture acrylique ainsi que des médiums acryliques se composent de particules de résine d’acrylate en dispersion dans de l’eau. Tant que le liant contient de l’eau, le liant est blanc. Après séchage, quand toute l’eau s’est évaporée, les particules d’acrylate présentes dans le liant forment une pellicule incolore transparente continue et le blanc disparaît. Cela explique pourquoi les couleurs acryliques foncent en séchant. Mélangée à du médium, la peinture humide éclaircira donc aussi après séchage, la couleur sera identique à la couleur pure sèche.

Quand peut-on utiliser un médium gel ?

L’addition de médium gel à la peinture permet d’obtenir un coup de pinceau/une structure plus nets. Le médium gel épaississant accentue encore le coup de pinceau: avec médium gel extra épaississant on peut obtenir des structures très marquées et appliquer des couches extrêmement épaisses.

Tous les médiums gel, purs ou mélangés avec de la peinture, s’emploient en outre très bien, grâce à leur pouvoir adhésif, pour incorporer des matériaux comme le sable, la sciure, le papier, le bois, la pierre etc. à la peinture.

Peut-on utiliser un médium gel en guise de colle ?

Tous les médiums gel, purs ou mélangés avec de la peinture, s’emploient en outre très bien, grâce à leur pouvoir adhésif, pour incorporer des matériaux comme le sable, la sciure, le papier, le bois, la pierre etc. à la peinture.

Peut-on colorer le Gesso avec de la peinture acrylique ?

Le Gesso peut être coloré avec de la peinture acrylique dans toutes les proportions pour réaliser un fond sur lequel appliquer de la peinture acrylique.

Doit-on appliquer le Modeling Paste sous la peinture ou peut-on mélanger la pâte avec la peinture ?

Le Modeling Paste est une sorte de Gesso très épais. Cette pâte peut être appliquée sous la peinture pour donner du relief, mais peut également être mélangée dans toutes les proportions avec la peinture acrylique. Si cette pâte est appliquée pure sur un support flexible, il est recommandé d’y ajouter env. 20% de médium gel extra épaississant.

Quels supports conviennent à l'acrylique ?

La peinture acrylique adhère à tous les supports comme le papier, le carton, la toile enduite d’apprêt universel et les cartons toilés, la toile non préparée, la pierre, le bois, le béton et la céramique non émaillée.

Peut-on peindre avec de la peinture acrylique sur un support en matière plastique ?

Oui, il est cependant conseillé de traiter d’abord les supports non absorbants avec un primer d’accroche approprié au support en question (produit industriel) et, pour que la peinture adhère bien, d’appliquer ensuite une couche de Gesso.

Peut-on peindre directement sur un mur avec de la peinture acrylique ?

Techniquement parlant, la peinture acrylique peut être appliquée directement sur un mur. En raison de l’absorption de matériaux comme la pierre, le plâtre et le stuc, une bonne préparation permettra cependant d’obtenir un meilleur résultat, étant donné que le mur absorbe aussi en quelque sorte avec la peinture l’intensité de la couleur. L’absorption peut être réduite avec du médium d’apprêt. Utiliser le Gesso si un fond blanc est souhaité. Si un fond blanc est souhaité, le mur peut être préparé de la façon suivante:

1. Enduire le mur de liant acrylique dilué avec ± 20% d’eau. Si le mur est très absorbant, appliquer le produit pur.

2. Appliquer deux couches de Gesso pur en laissant sécher 24 heures entre les deux couches.

Faut-il préparer un support destiné à la peinture acrylique ?

Pour obtenir une bonne adhérence, il faut que le support soit non gras, exempt de poussière et légèrement absorbant. Il n’est pas nécessaire de passer une couche d’apprêt pour obtenir une bonne adhérence, mais cela est évidemment possible.

Peut-on appliquer de la peinture acrylique sur une toile enduite d'un apprêt à l'huile ?

La préparation de toile enduite d’une couche d’apprêt à l’huile contient une substance grasse et ne permet pas à la peinture acrylique d’adhérer.

Faut-il vernir une aquarelle ?

Une aquarelle est généralement mise sous verre, ce qui fait qu’elle n’a pas besoin d’être vernie.

Au cas, cependant, où une aquarelle est utilisée à des fins d’illustration et passe de main en main lors d’une discussion, l’aquarelle peut s’abîmer sous l’effet de l’humidité ou de la saleté. Dans ce cas, il est préférable de vernir l’aquarelle.

Mon vernis à aquarelle a épaissi. Avec quoi puis-je le diluer ?

Le vernis peut en général épaissir lorsque le flacon n’est pas bien fermé. Le solvant s’évapore lentement. La résine dissoute dans le solvant ne s’évapore pas, donc le pourcentage de résine contenu dans le vernis devient de plus en plus élevé.

Il suffit d’ajouter un peu d’essence de pétrole et de bien agiter le mélange pour résoudre ce problème. Il ne faut cependant pas ajouter trop d’essence de pétrole, car la quantité de résine contenue dans le vernis ne serait alors pas suffisante pour fournir la protection voulue au travail.

Comment se fait-il que certaines couleurs d'aquarelle soient plus faciles que d'autres à délaver après séchage ?

Le phénomène dans lequel certaines couleurs s’attachent au papier et ne peuvent plus se délaver est lié au type de pigment entrant dans la composition de ces couleurs.

Les pigments sont broyés dans le liant jusqu’à obtention de particules d’une certaine grosseur qui, pour obtenir une qualité supérieure d’aquarelle, ne doit pas dépasser 25 microns (1 micron = 1/1000 mm). Dans certains pigments, les particules minuscules sont en forte majorité. Ces particules pénètrent dans le papier et se fixent aux fibres du papier, tandis que les plus grosses particules restent à la surface. C’est pourquoi une couleur obtenue à partir d’un pigment principalement composé de petites particules est plus difficile à enlever.

Exemples de couleurs à forte adhérence: bleu phtalo, vert phtalo, rose quinacridone et bleu indanthrène.

Il arrive que des traits foncés apparaissent subitement, comme si le papier était rayé. Ce qu'il y a d'étrange, c'est que ces traits n'apparaissent que lorsque le papier est saturé d'humidité. Or il n'y a pas de traces de traits sur les feuilles neuves.

Il est probable que cela ne vienne pas du papier et que les rayures soient apparues pendant le travail.

La plupart des espèces de papier pour aquarelle sont enduites d’une couche de colle. Cette couche, qui est appliquée sur la face extérieure du papier, empêche que les pigments ne soient absorbés par le papier. En l’absence de couche d’enduction, la couleur perd beaucoup de son intensité. Si on applique une grande quantité de peinture sur du papier pour aquarelle (ce qui veut dire beaucoup d’eau et de pigment), soit en une seule fois, soit en superposant plusieurs couches, une grande partie de l’eau est absorbée par le papier avant qu’elle n’ait pu s’évaporer, tandis que les pigments restent dans la couche d’enduction. Le papier gonfle sous l’effet de l’eau et la couche d’enduction spéciale recouvrant la surface (qui est généralement composée en majeure partie de gélatine sensible à l’eau) se ramollit. Le papier devient fragile. Si, pendant le travail, le bord de la virole touche le papier, cela raye en quelque sorte la couche de colle. Le papier peut alors absorber le pigment avec l’eau et un trait foncé apparaît. Il est donc important que seuls les poils du pinceau soient en contact avec le papier.

Quels pinceaux conviennent à l'aquarelle ?

Les types de poil souples, qui peuvent recueillir de grandes quantités d’humidité, sont utilisés pour la fabrication de pinceaux à aquarelle. Selon le type de poil utilisé, on obtient des pinceaux de qualités et de prix variés. Les pinceaux en poil de poney, de chèvre et de bœuf sont à prix très abordable. Les pinceaux plus coûteux, en poil d’écureuil, de martre rouge et Kolinsky, sont d’excellente qualité.

Quelle différence y a-t-il, en dehors du prix, entre un pinceau en poil de martre rouge et un pinceau en Kolinsky ?

Les pinceaux en poil de martre sont en général confectionnés avec les poils de la queue de plusieurs espèces d’animaux de la famille des belettes. Ce poil a un excellent pouvoir absorbant et il permet d’obtenir une extrémité très effilée. Un bon pinceau en poil de martre se reconnaît à sa pointe qui se forme automatiquement dès qu’on le mouille. Le poil de martre existe en plusieurs qualités. La souplesse du poil constitue à cet égard un élément important. La qualité du poil dépend en partie des conditions climatologiques auxquelles sont soumis les animaux. Plus le climat est froid, plus le poil est résistant et long.

La qualité supérieure, appelée traditionnellement Kolinsky, vient de la presqu’île de Kola, dans le nord de la Russie. Aujourd’hui, le poil Kolinsky vient aussi de Chine et de Mongolie. Le poil répondant à la dénomination de “martre rouge”, qui provient d’animaux vivant dans des conditions moins rudes, est moins coûteux.

Le prix de pinceaux en poil de martre dépend de plusieurs facteurs. Chaque pinceau est tout d’abord fabriqué à la main. Seul un artisan chevronné est capable de confectionner un pinceau de qualité supérieure avec du poil de qualité supérieure. Plus un pinceau est épais, plus son poil doit être long. Une queue de Kolinsky fournit de 6 à 7 grammes de poil, dont la plus grande partie se compose de poils courts. Les poils les plus longs, d’environ 7 cm de longueur, sont rares et par conséquent chers. Pour qui sait mettre à profit la qualité exceptionnelle d’un Kolinsky et peut en outre se permettre l’achat d’un tel pinceau, celui-ci devient un ami pour la vie.

Qu'est-ce que la gomme à masquer et quand et comment utilise-t-on ce produit ?

La gomme à masquer (Liquid Masking Film) est un liquide de masquage à base de latex naturel (caoutchouc). Pour la peinture aquarelle, on n’utilise généralement pas de peinture blanche et les parties de papier où on souhaite mettre du blanc doivent être préservées. C’est pourquoi on peut appliquer à l’avance un liquide de masquage. Quand le produit est sec, on peut peindre tout simplement par-dessus. Une fois le tableau terminé et la peinture sèche, le liquide de masquage peut s’enlever du papier simplement avec le doigt (propre) ou avec une gomme et les parties blanches du papier redeviennent visibles.

En enlevant le cache liquide, il arrive qu'on abîme le papier. Comment peut-on l'éviter ?

Pour obtenir un bon résultat, il est important d’utiliser du papier pour aquarelle enduit d’une bonne couche de colle. Au cours de sa fabrication, le papier pour aquarelle passe par un bain de colle pour limiter l’absorption d’humidité (et donc de couleur). Sur un papier qui n’a pas été enduit de colle ou un papier enduit de colle de mauvaise qualité, le liquide de masquage attache trop au papier et il arrive qu’on abîme le papier en enlevant le cache.

Il est (pratiquement) impossible de débarrasser un pinceau de cache liquide. Y a-t-il une solution ?

Un pinceau ayant servi à appliquer le liquide de masquage doit être nettoyé immédiatement à l’eau savonneuse tiède, sinon il ne pourra plus être débarrassé de produit. On utilise donc le plus souvent pour ce travail de vieux pinceaux ou bien des coton-tiges ou des allumettes. Pour éviter d’abîmer un pinceau, il faut imprégner le pinceau de fiel de bœuf. Le liquide de masquage pourra alors difficilement adhérer aux poils et se rincera facilement.

Est-ce que tous les types de papier conviennent à l'aquarelle ?

On peut en principe peindre avec de l’aquarelle sur n’importe quel type de papier, bien qu’on obtienne le plus beau résultat sur du papier pour aquarelle. Le papier pour aquarelle est recouvert d’une couche d’enduction spéciale, le plus souvent à base de gélatine. Grâce à cette couche d’enduction, le pigment n’est pas absorbé par le papier, de sorte que les couleurs conservent leur pureté. La couche d’enduction évite que le papier ne forme des ondulations lorsqu’on utilise beaucoup d’eau.

Peut-on peindre à l'aquarelle sur d'autres supports que le papier ?

Bien que l’on applique généralement l’aquarelle sur du papier, il est en principe possible d’utiliser cette peinture sur n’importe quel support non gras et légèrement poreux. Il est en outre important que le pH du support soit neutre, c’est-à-dire ni acide ni basique. Ainsi, on peut travailler à l’aquarelle sur du Gesso.

Faut-il fixer un travail fait au pastel tendre ?

Une des caractéristiques spécifiques d’un tableau au pastel est son aspect velouté. L’emploi d’un fixatif altère cet aspect, en fonction de la quantité de fixatif utilisée. Si on applique trop de fixatif, les couleurs foncent, mais le tableau ne résiste pas pour autant au frottement. Cela est donc dangereux! Pour conserver l’aspect spécifique du pastel, certains peintres ne fixent pas du tout leur travail et s’accommodent de son caractère vulnérable. Une manière sûre de procéder consiste à fixer légèrement le travail entre chaque couche de pastel. La dernière couche peut, selon les besoins, n’être pas du tout fixée ou ne l’être que légèrement. Il y a aussi des peintres qui appliquent beaucoup de vernis sur leur travail en tenant compte de la coloration foncée des couleurs. Cela demande évidemment de l’expérience.

Peut-on utiliser du fixatif sans restriction ?

Une des caractéristiques spécifiques d’un tableau au pastel est son aspect velouté. L’emploi d’un fixatif altère cet aspect, en fonction de la quantité de fixatif utilisée. Si on applique trop de fixatif, les couleurs foncent, mais le tableau ne résiste pas pour autant au frottement. Cela est donc dangereux! Pour conserver l’aspect spécifique du pastel, certains peintres ne fixent pas du tout leur travail et s’accommodent de son caractère vulnérable. Une manière sûre de procéder consiste à fixer légèrement le travail entre chaque couche de pastel. La dernière couche peut, selon les besoins, n’être pas du tout fixée ou ne l’être que légèrement. Il y a aussi des peintres qui appliquent beaucoup de vernis sur leur travail en tenant compte de la coloration foncée des couleurs. Cela demande évidemment de l’expérience.

Comment peut-on le mieux encadrer un tableau au pastel ?

Lorsqu’on encadre un pastel, il faut surtout veiller à ce que le pastel n’entre pas en contact avec le verre. Si un pastel est directement mis contre le verre, il ne se passe rien tant que le pastel est dans son cadre. Si on retire le pastel du cadre au bout de quelque temps, on remarque qu’il y a deux dessins: un sur le papier et un sur le verre. Autrement dit, le dessin est abîmé!

On peut facilement éviter cet inconvénient en plaçant le pastel dans un passe-partout. L’épaisseur de ce passe-partout doit cependant être telle que le papier n’est nulle part en contact avec le verre. Or il peut se produire (par exemple pendant le transport) que des particules de pastel se détachent et se déposent sur le bord inférieur du passe-partout. On peut éviter ce problème en utilisant un double passe-partout. Un deuxième passe-partout (épais) est placé derrière le premier; l’ouverture du deuxième passe-partout est plus grande que celle du premier (une différence de 5 mm suffit). Ce passe-partout est donc invisible, mais il permet de créer entre le passe-partout visible et le pastel un espace dans le quel peuvent tomber d’éventuelles particules de pastel.

Peut-on vernir un travail fait au pastel à l'huile ?

Un travail au pastel à l’huile peut être verni avec du Vernis pour pastels à l’huile 060. Ce vernis à base d’eau a un aspect blanc laiteux dans le flacon, mais il devient incolore et transparent en l’espace d’une heure en séchant et rend le pastel résistant aux frottements et à l’eau. Ce vernis n’influe pratiquement pas sur la couleur et donne un brillant satiné après séchage.

Quels sont les supports qui conviennent aux pastels tendres ?

On peut en principe utiliser n’importe quel support, à condition que le grain de la surface du support soit suffisant. On utilise le plus souvent du papier comme support. Dans le travail au pastel, la poudre colorée sèche du pastel est transmise au papier. A la différence de la peinture, le pastel n’a pas la propriété d’adhérer au support par l’intermédiaire d’un liant. La poudre de pastel s’accroche pour ainsi dire aux fibres du papier. Pour qu’on puisse passer assez de couleur, la surface du papier doit avoir une certaine structure ou grain. Le papier à dessin, qui convient par exemple pour le dessin à la craie de Sibérie, est trop lisse et/ou trop dur pour pouvoir retenir suffisamment le pastel.

Il existe différentes espèces de papier pour pastel dans une grande diversité de couleurs. Un support coloré présente l’avantage qu’il n’y a pas à rectifier la couverture de la couleur. Comme la surface du papier présente une certaine structure, elle n’est pas entièrement recouverte lorsqu’on applique la couleur avec la partie plate d’un pastel. La couleur du papier reste partout visible entre la couleur du pastel. Si le papier est blanc, cela peut être particulièrement gênant, surtout dans les parties ombrées. Si le papier est coloré, la couleur du papier entre dans l’harmonie de couleurs.

Si on utilise d’autres supports flexibles, comme le textile, il est important d’encadrer le travail pour que le support ne puisse pas bouger, sinon les particules de pastel risqueraient de se détacher sous l’effet de vibrations.

Quels sont les supports qui conviennent aux pastels à l'huile ?

Différents supports conviennent au pastel à l’huile, comme par exemple le papier, le carton (à peindre), le bois, le textile, la céramique non émaillée, la pierre et la toile à peindre, à condition que le support soit légèrement poreux et exempt de poussière et d’humidité.

Avec quoi peut-on vernir un tableau fait à la gouache ?

Les tableaux réalisés à la gouache peuvent être vernis avec du vernis pour gouache à base de résines synthétiques ne jaunissant pas. Le matériel utilisé se nettoie à l’essence

Faut-il vernir un tableau fait à la gouache ?

La gouache est en général appliquée sur du papier et le travail est mis sous verre en raison de vulnérabilité du papier. Un tableau réalisé à la gouache n’a alors pas besoin d’être verni.

Quelle peut être l'épaisseur d'une couche de gouache ?

La gouache est fabriquée à l’aide de pigment, d’un produit de charge opaque et d’un liant composé d’une solution de dextrine (fécule de pomme de terre) dans l’eau. Pendant le séchage, l’eau contenue dans la peinture s’évapore et le film de peinture se resserre. Si la couche de peinture est mince, cela est sans conséquence car la peinture se trouve alors principalement dans les pores du papier. Il n’en va pas de même si la couche est épaisse. La gouache contient relativement peu de liant et beaucoup de matières sèches: pigment et produit de charge. Sous l’effet du pouvoir absorbant du support, le liant est aspiré vers le bas et le film de peinture obtenu est fragile. De plus, la dextrine est un produit qui n’a pas une bonne fluidité; pendant le séchage, le liant ne s’associe pas au processus de resserrement du film, ce qui entraîne la formation de fissures de retrait. Comme le film de peinture n’est pas élastique, il peut aussi se fendiller sous l’effet du mouvement d’un support élastique.

En résumé, on peut donc dire qu’il ne faut pas appliquer la gouache en couches trop épaisses. On pourrait en revanche ajouter un médium épais à la gouache, comme du médium gel ou du médium gel (extra) épaississant. Ces médiums confectionnés à partir de résine d’acrylate fournissent un film particulièrement élastique sur lequel on peut peindre en couches épaisses. Cette addition influe cependant sur les propriétés caractéristiques de la gouache, telles que l’aspect mat et l’intensité des couleurs.

Peut-on combiner gouache et acrylique sur du papier pour aquarelle ?

Le papier pour aquarelle est un support qui convient tout aussi bien à l’acrylique qu’à la gouache. L’acrylique et la gouache peuvent être mélangées sans problèmes. Cependant, si on applique de la gouache pure en couches épaisses, des problèmes peuvent se présenter. Le film de peinture n’est pas flexible et il peut se fissurer. L’acrylique en revanche donne un film très flexible. Mélangée à la gouache, elle pourra éventuellement diminuer ou empêcher la formation de fissures dans d’épaisses couches de peinture, en fonction des proportions du mélange. Lorsqu’on mélange différents types de peinture, on obtient toujours une combinaison des différentes propriétés des peintures mélangées. Ainsi l’acrylique devient résistante à l’eau en séchant, mais pas la gouache. Plus le mélange contient de gouache, moins il résiste à l’eau.

Si l'on applique une épaisse couche de gouache, la peinture se fissure. Comment cela se produit-il et comment peut-on l'empêcher ?

La gouache est fabriquée à l’aide de pigment, d’un produit de charge opaque et d’un liant composé d’une solution de dextrine (fécule de pomme de terre) dans l’eau. Pendant le séchage, l’eau contenue dans la peinture s’évapore et le film de peinture se resserre. Si la couche de peinture est mince, cela est sans conséquence car la peinture se trouve alors principalement dans les pores du papier. Il n’en va pas de même si la couche est épaisse. La gouache contient relativement peu de liant et beaucoup de matières sèches: pigment et produit de charge. Sous l’effet du pouvoir absorbant du support, le liant est aspiré vers le bas et le film de peinture obtenu est fragile. De plus, la dextrine est un produit qui n’a pas une bonne fluidité; pendant le séchage, le liant ne s’associe pas au processus de resserrement du film, ce qui entraîne la formation de fissures de retrait. Comme le film de peinture n’est pas élastique, il peut aussi se fendiller sous l’effet du mouvement d’un support élastique.

En résumé, on peut donc dire qu’il ne faut pas appliquer la gouache en couches trop épaisses. On pourrait en revanche ajouter un médium épais à la gouache, comme du médium gel ou du médium gel (extra) épaississant. Ces médiums confectionnés à partir de résine d’acrylate fournissent un film particulièrement élastique sur lequel on peut peindre en couches épaisses. Cette addition influe cependant sur les propriétés caractéristiques de la gouache, telles que l’aspect mat et l’intensité des couleurs.

Sur les tubes et les pots de gouache on peut lire quatre noms: plakkaatverf, gouache, designer temperafarbe et colores tempera. La tempera et la gouache ne sont-elles pas deux peintures différentes ?

Pour comprendre les différentes dénominations, il faut se plonger dans l’histoire.

Le mot ”tempera’ remonte à l’époque antérieure à la fabrication de la peinture à l’huile. Les peintres travaillaient surtout avec de la tempera à l’œuf, composée de pigments écrasés dans du jaune d’œuf. Avant de broyer les pigments dans ce liant, il fallait d’abord mélanger œuf et pigment. On utilisait pour cela un couteau spécial (couteau à palette) et une plaque spéciale auxquels cette peinture doit son nom.

Le mot ‘gouache’ vient de France et désigne une peinture à base de gomme arabique (comme l’aquarelle) à laquelle ont été ajoutés des produits de charge opaques. La gouache servait à l’origine – avant l’époque de l’ordinateur – à peindre à la main des affiches et des posters. On avait besoin pour cela d’une peinture s’appliquant en couches minces et donnant un film opaque. En anglais, on emploie aussi le mot ‘postercolour’ pour désigner cette peinture, bien que cette dénomination désigne en général les gouaches bon marché.

La gouache est confectionnée à partir de dextrine (fécule de pomme de terre). Telle est aussi l’origine de la mention anglaise ‘designer’. Les différentes espèces de peinture ont en commun d’être appliquées en couche mince et de former un film de peinture mat. Ceci a donné lieu à une confusion entre les différentes appellations historiques de la peinture que tout le monde découvre à l’école: ‘plakkaatverf’ en néerlandais, ‘Temperafarbe’ en allemand (complété de la mention ‘designer’ pour désigner un produit de qualité), ‘colores tempera’ en espagnol et ‘gouache’ en français.

‘Gouache’ est au plan international la dénomination la plus connue; elle fait aussi plus chic et c’est pour cette raison l’appellation préférée des artistes.

Pourquoi ne trouve-t-on pas de couleurs transparentes dans l'assortiment de gouache ?

Contrairement à d’autres types de peinture, il est ajouté à toutes les couleurs de gouache un produit de charge opaque rendant invisible ou beaucoup moins visible l’opacité ou la transparence spécifique du pigment utilisé.

Quels pinceaux faut-il utiliser pour peindre à la gouache ?

Presque tous les types de poil conviennent à la gouache, mais le choix dépend de la technique utilisée. Si la peinture est utilisée pure, on peut utiliser de préférence des pinceaux en soies de porc. Si la peinture est (fortement) diluée à l’eau, on peut utiliser des pinceaux à poil plus souple, comme le poil de bœuf et le poil de martre (Kolinsky). Dans tous ces cas, les pinceaux en fibre de polyester constituent une excellente alternative.

Peut-on vernir un travail au crayon aquarelle ?

Une aquarelle est généralement mise sous verre, ce qui fait qu’elle pas besoin d’être vernie. Le verre protège l’aquarelle des impuretés et en partie aussi de l’effet nocif de la lumière sur les couleurs.

Au cas, cependant, où une aquarelle est utilisée à des fins d’illustration et passe de main en main lors d’une discussion, l’aquarelle peut s’abîmer sous l’effet de l’humidité ou de la saleté. Dans ce cas, il est préférable de vernir l’aquarelle. La peinture ainsi à l’abri de l’humidité peut si nécessaire être nettoyée. Ce vernis peut également être utilisé pour le crayon aquarelle.

Faut-il fixer un travail au crayon de pastel ?

Une des caractéristiques spécifiques d’un tableau au pastel est son aspect velouté. L’emploi d’un fixatif altère cet aspect, en fonction de la quantité de fixatif utilisée. Si on applique trop de fixatif, les couleurs foncent, mais le tableau ne résiste pas pour autant au frottement. Cela est donc dangereux!

Pour conserver l’aspect spécifique du pastel, certains peintres ne fixent pas du tout leur travail et s’accommodent de son caractère vulnérable. Une manière sûre de procéder consiste à fixer légèrement le travail entre chaque couche de pastel. La dernière couche peut, selon les besoins, n’être pas du tout fixée ou ne l’être que légèrement.

Il y a aussi des peintres qui appliquent beaucoup de vernis sur leur travail en tenant compte de la coloration foncée des couleurs. Cela demande évidemment de l’expérience.

Peut-on fixer un dessin aux crayons de couleur ?

La mine d’un crayon de couleur est fabriquée à partir de pigment, de kaolin (espèce d’argile fine), de cire et de cellulose. La cire donne au crayon son onctuosité caractéristique, permet de passer la couleur et rend les couleurs résistantes à l’eau. La cire a en même temps tendance à déposer un film blanc, un peu farineux, sur le papier. Ce film disparaît si on applique une mince couche de fixatif concentré sur le dessin.

 

Plus on applique de fixatif, plus le résultat obtenu est brillant. Pour obtenir un aspect mat, on peut aussi utiliser un vernis acrylique mat. Dans ce cas, on peut également utiliser un fixatif pour éviter que les couleurs du dessin ne s’estompent.

Un dessin au crayon de couleur présente au bout de quelque temps une pellicule blanche. Est-ce normal et cela peut-il être évité ?

La mine d’un crayon de couleur est fabriquée à partir de pigment, de kaolin (espèce d’argile fine), de cire et de cellulose. La cire donne au crayon son onctuosité caractéristique, permet de passer la couleur et rend les couleurs résistantes à l’eau. La cire a en même temps tendance à déposer un film blanc, un peu farineux, sur le papier. Ce film disparaît si on applique une mince couche de fixatif concentré sur le dessin.

Plus on applique de fixatif, plus le résultat obtenu est brillant. Pour obtenir un aspect mat, on peut aussi utiliser un vernis acrylique mat. Dans ce cas, on peut également utiliser un fixatif pour éviter que les couleurs du dessin ne s’estompent.

Quels sont les supports qui conviennent aux crayons de couleur ?

On peut en principe utiliser n’importe quel support, à condition que celui-ci ne soit pas trop lisse. Le plus souvent on utilise le papier. Le papier présentant un certain grain (structure légèrement rugueuse) passe mieux la couleur qu’un papier lisse comme le papier copie.

Quels sont les supports qui conviennent aux crayons aquarelle ?

On peut en principe dessiner avec des crayons aquarelle sur n’importe quel type de papier, bien que l’on obtienne les plus beaux résultats sur du papier pour aquarelle. La surface du papier pour aquarelle est enduite d’une colle spéciale, qui évite que le pigment ne soit absorbé par le papier lors du délavage des couleurs. Les couleurs restent pures. La couche d’enduction empêche aussi le papier de trop onduler lorsqu’on utilise beaucoup d’eau.

Quels sont les supports qui conviennent aux crayons pastel ?

On peut en principe utiliser n’importe quel support, à condition que le grain de la surface du support soit suffisant.

On utilise le plus souvent du papier comme support. Dans le travail au pastel, la poudre colorée sèche du pastel est transmise au papier. A la différence de la peinture, le pastel n’a pas la propriété d’adhérer au support par l’intermédiaire d’un liant. La poudre de pastel s’accroche pour ainsi dire aux fibres du papier. Pour qu’ on puisse passer assez de couleur, la surface du papier doit avoir une certaine structure ou grain.

Le papier à dessin, qui convient par exemple pour le dessin à la craie, est trop lisse et/ou trop dur pour pouvoir retenir suffisamment le pastel.

Il existe différentes espèces de papier pour pastel dans une grande diversité de couleurs. Un support coloré présente l’avantage qu’il n’y a pas à rectifier la couverture de la couleur. Comme la surface du papier présente une certaine structure, elle n’est pas entièrement recouverte lorsqu’on applique la couleur avec la partie plate d’un pastel. La couleur du papier reste partout visible entre la couleur du pastel. Si le papier est blanc, cela peut être particulièrement gênant, surtout dans les parties ombrées. Si le papier est coloré, la couleur du papier entre dans l’harmonie de couleurs.

Si on utilise d’autres supports flexibles, comme le textile, il est important d’encadrer le travail pour que le support ne puisse pas bouger, sinon les particules de pastel risqueraient de se détacher sous l’effet de vibrations.

Peut-on mélanger de l'ecoline avec de l'aquarelle ?

L’Ecoline et l’aquarelle peuvent certainement se mélanger, mais l’intérêt du mélange dépend du but dans lequel on le fait.

Il existe une différence importante entre ces deux espèces de peinture: l’aquarelle est confectionnée à partir de pigments et l’Ecoline à partir de colorants. Dans le choix de pigments destinés à l’aquarelle, il faut veiller à ce que la résistance à la lumière du pigment soit optimale, afin que la couleur ne pâlisse pas sous l’effet de la lumière. On ne peut malheureusement pas faire le même choix avec les colorants, étant donné que la résistance à la lumière de la plupart d’entre eux varie de médiocre à mauvaise.

Si on réalise un tableau avec l’intention de l’accrocher longtemps au mur (et par conséquent de l’exposer à la lumière), il est conseillé de n’utiliser que de l’aquarelle. Si, en revanche, le travail a une fonction temporaire, les propriétés spécifiques (la transparence et l’intensité des couleurs des colorants sont inégalés) de l’Ecoline offrent de grands avantages. On peut penser ici à des illustrations, des plans et des présentations. Une illustration sera reproduite dans un livre ou une revue, par exemple, un plan servira de point de départ pour aboutir à un produit définitif. L’original pourra ensuite être conservé dans un endroit fermé.

Lorsque l'encre de chine est fortement diluée avec de l'eau dans un petit pot, il arrive régulièrement que le pigment se dépose au fond en formant des grumeaux. Comment cela se fait-il et cela peut-il être évité ?

Le pigment noir de carbone de l’encre de Chine a une finesse extrême de moins de 2 microns (1 micron = 1 /1000 mm). Ces particules sont constamment en mouvement dans l’encre, se cognant et se bousculant sans cesse. Grâce au mode de préparation spécial de l’encre, ces particules ne forment pas de grumeaux. Cependant, si l’on ajoute trop vite une trop grande quantité d’eau à l’encre, le liant (gomme-laque) qui enrobe les particules se dissout. Les particules s’amassent en grumeaux et se déposent au fond du flacon. Lorsqu’on dilue l’encre, il faut donc ajouter et mélanger l’eau par petites quantités pour éviter ce phénomène.

Peut-on faire des tatouages avec de l'encre de chine ?

La formulation de l’encre de Chine n’est pas conforme à la législation s’appliquant aux produits cosmétiques.

Quels sont les supports qui conviennent à l'encre ?

En principe, tous les supports un peu poreux et non gras conviennent au travail à l’encre de Chine, bien que le choix dépende de la technique utilisée. Si on travaille exclusivement à la plume, il est conseillé d’utiliser un support assez dur et un papier assez lisse. Sinon, la plume risque de s’accrocher aux fibres ou au grain du papier. Si l’encre est appliquée au pinceau ou si elle est délavée avec de l’eau (beaucoup d’eau), on peut utiliser du papier pour aquarelle qui évite que le support n’ondule trop.

Qu'est-ce qu'un carton toilé ?

Un carton toilé (canvas board) se compose d’un panneau d’isorel, de médium (mdf) ou de carton rigide, sur lequel une toile à peindre en coton enduite d’apprêt universel a été collée. Ce traitement empêche la toile de se tendre sous l’effet de l’humidité.

Avec quelles peintures peut-on peindre sur un carton toilé ?

Les cartons toilés (canvas boards) sont enduits d’une couche d’apprêt universel. Ils conviennent donc en principe à tous les types de peinture.

Je désire confectionner moi-même mes supports pour peinture à l'huile et acrylique en collant de la toile de coton sur du carton épais et en préparant ensuite ce support au gesso. Quelle colle puis-je le mieux utiliser pour coller le coton? Puis-je aussi

Pour que la toile de coton puisse bien adhérer au carton, il faut d’abord diminuer le pouvoir absorbant du carton avec du liant acrylique.

Si le carton est très absorbant et que le liant acrylique est entièrement absorbé (après séchage, la surface est partiellement ou entièrement mate), appliquer une deuxième couche. Au bout de quelques heures, lorsque l’apprêt est assez sec, enduire le carton déjà traité et l’envers de la toile d’une couche de liant acrylique et laisser sécher la colle jusqu’à ce que celle-ci soit encore un peu collante au toucher.

Poser ensuite la toile de coton sur le carton et frotter en partant du milieu et en allant vers les côtés. Pour obtenir un beau résultat visuel, découper la toile en plus grand format que le carton. Une fois que la toile tient bien, faire une entaille dans les coins et fixer les bords de la même manière au verso du carton.

Appliquer maintenant le Gesso, de préférence en deux couches perpendiculaires.

Il est également possible de fixer la toile sur le carton avec du Gesso. Après avoir enduit le carton de liant acrylique, appliquer une couche de Gesso, puis tendre le morceau de toile sur le Gesso humide, lisser la toile avec un pinceau spalter (pinceau plat et large) en partant du milieu et appliquer tout de suite après une première couche d’apprêt au Gesso. Bien frotter sur la toile pour faire pénétrer le produit. Une fois cette couche sèche, replier éventuellement les bords qui dépassent et les coller au verso du carton avec du liant acrylique ou du Gesso.

Appliquer ensuite une deuxième couche de Gesso perpendiculairement à la première. C’est avec le liant acrylique qu’on obtient la meilleure adhérence au support, car le liant acrylique ne contient pas de matières sèches telles que le pigment et la craie. Pour éviter le plus possible que le panneau ne gondole, il est conseillé de traiter aussi le verso du panneau avec plusieurs couches de liant acrylique Amsterdam ou de Gesso.

A quoi la différence entre le coton et le lin s'observe-t-elle ?

Le coton peut absorber moins d’humidité que la toile en lin. En atmosphère humide et en cas d’utilisation de peinture à l’eau, le coton se déforme plus facilement. Après séchage la toile se retend d’elle-même. La durabilité du lin est supérieure à celle du coton.

Quelles sont les propriétés de la toile en fibres mixtes, coton et rayonne ?

La fibre de rayonne est obtenue à partir de cellulose et elle est beaucoup moins sensible à l’humidité que le coton. La toile aura donc moins tendance à se détendre qu’une toile de pur coton.

Peut-on peindre directement sur des châssis entoilés ou faut-il encore les enduire d'une couche d'apprêt ?

En général, les châssis entoilés sont enduits d’apprêt universel sur lequel on peut directement appliquer de la peinture à l’huile ou de l’acrylique.

De quel type d'apprêt les châssis sont-ils enduits ?

Les châssis entoilés sont enduits d’une couche de colle à base de gélatine et préparés avec du Gesso.

Quelle est la diférence entre le coton et le lin ?

Le coton peut absorber moins d’humidité que le lin. En atmosphère humide et en cas d’utilisation de peinture à l’eau, le coton se déforme plus facilement. Après séchage la toile se retend d’elle-même. La durabilité de lu lin est supérieure à celle du coton.

Comment faut-il utiliser les clavettes fournies avec les châssis ?

A l’intérieur de chaque angle du châssis (également s’il y a des lattes transversales) des trous ont été percés, dans lesquels la pointe de chaque clavette peut être introduite. Si la toile se détend, les clavettes sont enfoncées, ce qui agrandit le châssis. La toile est ainsi retendue.

La toile ne doit pas être tendue à l’extrême; en atmosphère sèche, il peut alors s’exercer une trop grande tension sur la toile et celle-ci peut se déchirer.

Comment une toile doit-elle être tendue ?

A l’intérieur de chaque angle du châssis (également s’il y a des lattes transversales) des trous ont été percés, dans lesquels la pointe de chaque clavette peut être introduite. Si la toile se détend, les clavettes sont enfoncées, ce qui agrandit le châssis. La toile est ainsi retendue.

La toile ne doit pas être tendue à l’extrême; en atmosphère sèche, il peut alors s’exercer une trop grande tension sur la toile et celle-ci peut se déchirer.

Quelle différence y a-t-il entre le papier à dessin et le papier pour aquarelle ?

Contrairement au papier à dessin, le papier pour aquarelle est enduit d’une couche de colle à la surface, le plus souvent à base de gélatine. Cette couche d’enduction évite au pigment d’être absorbé par le papier, de sorte que les couleurs restent pures. Cette couche d’enduction empêche aussi le papier de trop onduler quand on utilise beaucoup d’eau.

Que signifient exactement les symboles de résistance à la lumière +, ++ et +++ ?

La résistance à la lumière de pigments varie selon les pigments. Les techniques modernes nous permettent d’améliorer constamment la qualité des pigments. Nous disposons actuellement d’un choix de milliers de pigments. Les pigments traditionnels dont la résistance à la lumière est médiocre peuvent ainsi être remplacés par de meilleurs pigments synthétiques.

Sur les tubes, les étiquettes et les nuanciers, la résistance à la lumière des produits de royal talens est indiquée à l’aide des symboles suivants:

+++ = 100 années de résistance complète à la lumière
++ = 25 – 100 années de résistance complète à la lumière
+ = 10 – 25 années de résistance complète à la lumière
o = 0 – 10 années de résistance complète à la lumière

Ces résistances à la lumière ont été testées sous des conditions de musée.

Quelle différence y a-t-il entre un pigment et un colorant ?

Les substances colorantes se divisent en deux catégories: les colorants et les pigments. Pour les peintres, il existe une importante différence entre les deux: la résistance à la lumière. Une fois transformées en peinture et en encre, tous les colorants ont une résistance à la lumière variant de mauvaise à faible. Le degré de résistance à la lumière indique dans quelle mesure une substance colorante est détériorée par la lumière ultraviolette. Les rayons ultraviolets sont présents dans la lumière du jour aussi bien que dans la lumière artificielle. Ils ont la propriété de décomposer les substances colorantes: la couleur ‘passe’. La rapidité du phénomène dépend de la résistance à la lumière d’une substance colorante, ainsi que de la quantité de lumière ultraviolette. Certaines couleurs passent déjà au bout de quelques semaines; d’autres au bout de nombreuses années ou même jamais. Une deuxième différence a trait à la solubilité. Les colorants se dissolvent dans un liquide, tandis que les pigments sont insolubles.

Colorants

La résistance à la lumière des colorants contenus dans de la peinture ou de l’encre varie de mauvaise à faible. Il n’entre donc pas de colorants dans la fabrication des produits destinés aux artistes peintres. Pour d’autres applications, comme l’enseignement ou le travail d’illustration, la résistance à la lumière a moins d’importance. Une illustration originale a une fonction temporaire et peut après sa publication être conservée dans l’obscurité. Et en l’absence de lumière, la couleur ne passe pas.

Pigments

Les pigments se distinguent non seulement par leur degré de résistance à la lumière, mais aussi par d’autres propriétés, telles que leur pouvoir couvrant, leur transparence et leur intensité.

Quelle résistance à la lumière obtient-on quand on mélange une couleur résistant mal à la lumière avec une couleur ayant une très bonne résistance à la lumière ?

Lorsqu’on fait un mélange de couleurs, la résistance à la lumière de chaque couleur joue un rôle spécifique. Lorsqu’on confectionne par exemple du violet en mélangeant de la laque garance traditionnelle ayant une faible résistance à la lumière (+ = 10 à 25 ans sous éclairage de musée) et de l’outremer ayant une excellente résistance à la lumière (+++ = 100 ans minimum sous éclairage de musée) la couleur rouge de la laque garance pâlira dans le délai de résistance mentionné.

En revanche, l’outremer très résistant ne changera pas. Le rouge disparaîtra donc lentement du mélange, ce qui signifie que le violet changera au fur et à mesure que le rouge disparaîtra. Le violet deviendra donc de plus en plus bleu. La résistance à la lumière de la couleur obtenue par mélange est donc la même que la résistance à la lumière de la laque garance.

ISOLATION

Avec quoi peut-on découper les isolants en fibres de bois ?

Pour une coupe parfaite, nous préconisons des outils comme des scies alligators, scie sabre ou scie circulaire.

Peut-on superposer plusieurs couches d’isolants ?

Tout à fait. Ceci permet d’atteindre des performances très élevées. Dans certains cas, la pose de plusieurs couches est même préconisée. La superposition en couches croisées permet notamment de couper tous les ponts thermiques.

La pose d’un pare-vapeur est-elle obligatoire ?

La pose d’un pare-vapeur est obligatoire pour les structures ossature bois et en combles.
C’est ce film qui va permettre d’assurer l’étanchéité à l’air et à la vapeur d’eau du bâtiment.
Il assure la pleine performance de l’isolant. Il est donc fortement conseillé dans un cadre de constructions classiques.

Où dois-je poser le pare-vapeur?

Toujours poser le pare-vapeur du côté chaud de la construction, c.-à-d. à l’intérieur.

Tous les matériaux naturels d’isolation ont-ils les mêmes propriétés ?

Non, les propriétés des isolants varient en fonction de plusieurs critères : composition, densité, conductivité thermique, etc…

Les isolants en fibres de bois ont-ils un classement feu M0 ?

Non, les isolants en fibres de bois sont traités avec du sel minéral azoté qui sert de retardateur au feu, mais ils ne possèdent pas de classement M0 ou M1.
Une plaque de plâtre ou de fermacell fixée devant l’isolant permet de respecter les normes de sécurité au feu.

Existe-t-il une certification pour les isolants en fibres de bois ? Si oui, que garantit-elle ?

ACERMI (Association de Certification des Matériaux Isolants) et l’avis technique du CSTB (Centre scientifique et technique du Bâtiment) font foi.
L’ACERMI garantit les valeurs thermiques de l’isolant. C’est ce qui permet de comparer en toute transparence les isolants.
L’Avis Technique apporte des garanties et des conseils concernant l’utilisation et la pose des isolants.

Tous les produits conviennent-ils tant pour l’extérieur que l’intérieur ?

Non, les produits destinés spécifiquement aux applications extérieures reçoivent un traitement spécial à la silicone lors du processus de production. Grâce à cette silicone, le matériau isolant est durablement hydrofugé. En revanche, les produits pour l’extérieur peuvent toujours être utilisés à l’intérieur.

Dans une maison, qu’est-ce que l’isolation ?

Sachez que l’isolation d’un habitat est très importante que ce soit au niveau thermique ou acoustique. L’isolation de votre habitat permet d’éviter les déperditions de chaleur et d’énergie en dehors de celui-ci. C’est pourquoi, pour ne pas gaspiller l’énergie que vous dépensez pour chauffer votre habitat notamment, il est fortement recommandé de penser voire de repenser son isolation thermique.

L’isolation phonique/acoustique, quant à elle, a son importance pour vous mais également pour votre entourage dans votre demeure et pour vos voisins. Cette solution permet d’insonoriser vos pièces pour davantage de confort lors de vos différentes activités.

Pourquoi dois-je rénover l’isolation de ma maison?

Rénover son isolation est un projet important aussi bien pour votre maison, pour vous, que pour l’environnement. Ce projet vous permet de réduire le montant de vos factures, de rehausser le confort thermique de votre logement ce qui rend votre habitat bien plus agréable à vivre puisqu’il est plus sain.

De plus, cela réduit de beaucoup le taux d’émission de CO2. Par ailleurs, sachez que l’isolation thermique joue souvent le rôle d’isolant acoustique en parallèle ce qui confère à votre habitat une valeur ajoutée.
L’isolation d’une maison joue un rôle capital sur votre consommation d’énergie au quotidien.

Quel type d’isolant dois-je choisir en 2017 ?

Il n’existe pas un isolant mieux que les autres, ils ont chacun leurs caractéristiques. Cependant, il existe de plusieurs sortes :

Des isolants de laine végétale

Des isolants de laine animale

Des isolants de laine minérale

Des isolants polystyrènes

Qu’est-ce que dois-je considérer avant de commencer les travaux d’isolation?

Vous devez considérer la maison dans son ensemble même si, bien sûr, vous effectuerez très certainement les travaux au fur et à mesure. Cependant, sachez que les parties de la maison sont à distinguer les unes des autres dans la mesure où elles sont à traiter différemment et où certaines d’entre elles sont prioritaires par rapport à d’autres.

Par ailleurs, avant de commencer vos travaux, il serait intéressant, pour vous, de faire réaliser un diagnostic thermique qui permettra de connaître les failles de l’isolation actuelle de votre habitat. Vous saurez alors quelle pièce il est prioritaire de rénover car cette étude calcule les déperditions de chaleur et évalue les besoins de chaque pièce afin de correspondre au mieux aux nouvelles réglementations.

Voici les pièces de votre maison que vous pourriez avoir besoin d’isoler :

  • Ce sont par les combles et la toiture que vous perdez près de 30% de la chaleur accumulée dans votre maison, c’est pourquoi si elles sont isolées correctement vous pourrez économiser jusqu’à 30% de chauffage. Vous noterez immédiatement une réduction de votre facture d’électricité ou de gaz avant de constater un retour sur investissement environ 4 ans plus tard.
  • Par les murs, vous perdez 25% de la chaleur produite dans votre logement, isoler les murs vous permettrait d’économiser autant d’énergie. Bien souvent, on envisage l’isolation de l’intérieur mais il est également possible de l’effectuer de l’extérieur. De ce fait, vous pouvez profiter de réaliser une isolation de l’extérieur en même temps qu’un ravalement de façade par exemple.
  • Les portes et les fenêtres mal isolées vous font perdre, quant à elle, environ 15% de chaleur, même si ce ne sont pas nécessairement des travaux prioritaires.
  • Les planchers et les plafonds vous font également perdre près de 10% de chaleur emmagasinée chez vous. Leur isolation vous apporterait davantage de chaleur mais aussi plus de confort. Vous devez, par contre, prendre en compte la nature de votre sol avant de démarrer votre projet.
  • Isoler les cloisons intérieures, c’est-à-dire les cloisons séparant les différentes pièces de votre logement est important dans la mesure où cela jouera le rôle à la fois d’une isolation thermique et acoustique. Pour cela, sachez que les plaques composées de plâtre et de fibre de cellulose sont de meilleure qualité pour allier ces deux types d’isolation.

N’oubliez pas non plus d’isoler les tuyauteries pour ne pas perdre de la chaleur, pour cela il existe des gaines à poser qui sont des isolants.

Qu'est-ce que la mousse d'isolation projetée?

C’est un matériau isolant, fabriqué sur le chantier, qui, projeté sur la surface à isoler, gonfle et forme une enveloppe continue d’isolation. Sans pont thermique. Sans infiltration d’air parasite. La mousse est créée, dans le pistolet de projection, grâce au mélange de deux composants fluides.
Un système complet d’isolation :

  • isolant à haute performance thermique ;
  • pare-vapeur ou frein-vapeur ;
  • étanchéité à l’air.
Est-ce nouveau ?

Non ! La réaction entre les deux composants qui produisent de la mousse polyuréthane a été découverte en 1849. Des applications ont été trouvées à partir de 1937 pour la fabrication de plastiques. C’est au Canada, aux états unies, en Espagne et en Belgique que le procédé de mousse d’isolation projetée est le plus populaire. Suivant les pays il est plutôt utilisé pour les sols ou les murs. Le procédé est aussi largement répandu, et depuis longtemps, dans le monde industriel pour l’isolation performante de cuves, chambres froides, conduites, navires, toits de bâtiments agricoles, etc.

Y-a-t-il différentes compositions de mousses ?

Oui ! C’est une même famille, mais les compositions diffèrent selon l’usage : industriel ou résidentiel et suivant les performances souhaitées et la résistance au feu. En fonction de la surface de projection (parpaings, briques ou bois par exemple) et le projet. Des fabricants proposent aujourd’hui des mousses contenant des huiles végétales, de l’eau ou des plastiques recyclés pour surfer sur la vague verte.
Mais surtout les mousses peuvent être à cellules fermées ou à cellules ouvertes. L’incidence sur le confort thermique est alors différente :

 

Cellules

Etanchéité

air

Etanchéité

vapeur d’eau

Etanchéité

eau

Isolation phonique

Agent gonflant

Renfort structure

Prix

Fermées

++

+

Gaz

 

€€

Ouvertes

+

 

++

Eau

Quels sont ses avantages ?

Quels sont ses avantages ?

 

La mousse permet de réelles économies d’énergie et pendant longtemps.
Parmi tous les procédés et les matériaux d’isolation c’est LE SEUL QUI, A LA FOIS :

  • FORME UNE ENVELOPPE CONTINUE,
  • RALENTIT FORTEMENT LES CIRCULATIONS D’AIR PARASITES,
  • NE SE TASSE PAS DANS LE TEMPS.

Ces avantages, ajoutés à la haute performance de sa conductivité thermique, en font très probablement le procédé d’isolation le plus performant du marché. Les épaisseurs d’isolant sont réduites. La chaleur est mieux retenue. La mousse ne relâche pas de poussière et est généralement classé A+ pour les COV. Elle contribue à un air intérieur plus sain. L’habitat “sans chauffage” peut être envisagé. Côté coûts ce n’est pas le plus onéreux du marché et les économies de chauffage générées sont réelles.

Pour quelles applications l'utiliser ?

Dans l’habitat, la projection de mousse d’isolation peut être utilisée en neuf et en rénovation; en intérieur ou en extérieur. Pour les sols (notamment sous plancher chauffant), sur les anciens planchers bois (pour isoler et obtenir une surface plane), pour l’isolation des murs et des combles, pour l’isolation des toitures terrasses.
On la trouve aussi en vides sanitaires et en fondations. 
Dans l’industrie elle isole des réservoirs, des caves, des installations frigorifiques, des navires, des bâtiments agricoles, etc. 

Puis-je projeter moi-même ?

Non ! Projeter de la mousse d’isolation est un métier. Il nécessite une formation et beaucoup d’expérience. Surtout pour les plafonds et les murs. Les projeteurs travaillent à deux sur le chantier. Les réglages de la machine de projection constituent un savoir-faire pour l’obtention d’une mousse stable qui ne bougera pas dans le temps. De plus la projection nécessite un masque de protection respiratoire.

Comment savoir si ma résidence est mal isolée ?

Trois faits ne trompent pas en matière d’isolation, si vos coûts de chauffage sont élevés, si vous manquez de confort en été et que vous sentez que le froid pénètre votre résidence l’hiver, votre maison est probablement mal isolée.

Si vous sentez des courants d’air lorsque les portes et fenêtres sont fermées et que les planchers et les murs sont froids en hiver, vous souffrez probablement d’un inconfort dû à l’impossibilité de maintenir la température souhaitée à l’intérieur.

En isolation, l’isolant le plus épais est-il le meilleur ?

L’épaisseur du produit ne suffit pas à déterminer ces capacités d’isolation thermique. Par contre, à conductivité thermique égale, oui, l’épaisseur la plus forte sera la meilleure.

En isolation, l’isolant le plus lourd est-il le meilleur ?

Les produits lourds, de forte densité, sont principalement utilisés dans des applications nécessitant une bonne résistance mécanique (sol, toiture, support d’étanchéité…). L’isolant le plus lourd n’est donc pas forcément le meilleur, selon la destination de l’isolant, un produit léger conviendra parfaitement et sera tout aussi bon.

Qu'est-ce qu'un pont thermique ?

Zone de moindre résistance thermique réduisant l’efficacité d’une isolation thermique : par exemple l’about de plancher en mur de façade.

Il convient de considérer 2 types de ponts thermiques :
– Les ponts thermiques de liaison.
– Les ponts thermiques intégrés.
Les ponts thermiques de liaison : Il se caractérise par un coefficient de transmission thermique linéique moyen du à la liaison de deux (ou plus) parois dont une au moins est en contact avec l’extérieur. On rencontre principalement les ponts thermiques de liaison suivant : 
– liaison périphérique de plancher bas avec mur.
– liaison périphérique de plancher intermédiaire ou sous combles aménageables, avec un mur.
– liaison périphérique avec un mur des planchers hauts de type terrasse

Qu'est-ce qu'une lame d'air ?

Une lame d’air est un volume de forme lamellaire ménagé entre 2 couches de matériau dans une paroi de construction. Il peut s’agir de lame d’air dite ventilée, parce qu’elle se trouve d’une manière ou d’une autre en contact avec l’ambiance extérieur à son volume propre. Ceci s’avère le cas courant des lames d’air préconisées, par exemple en sous face de couverture. Cette lame d’air ventilée peut avoir aussi pour fonction d’évacuer de l’humidité qui lui arriverait, de la couverture ou de l’intérieur de la construction. Ne pas ventiler ce type de lame d’air est susceptible d’engendrer des pathologies dans la construction correspondante. La lame d’air non ventilée fait appel à des technologies généralement inadaptées aux conditions de chantiers, comme pour la fabrication de double vitrage. En fait, on peut mettre en œuvre dans une paroi de construction, une lame d’air lame d’air dite “faiblement ventilée”, à condition d’assurer une mise en œuvre particulièrement soignée pour réduire la ventilation de cette lame d’air. Du point de vue thermique, la lame d’air ventilée n’augmente pas la résistance thermique de la paroi.

Que dois-je savoir avant de réaliser des travaux d'isolation sur des anciennes constructions?

Pour réaliser l’isolation des maisons anciennes, un diagnostic personnalisé est absolument nécessaire afin de choisir la solution d’isolation la plus appropriée et d’éviter la dégradation des parois. Elle tiendra compte de la nature des murs, de leur ancienneté et de leur résistance thermique.

Après des travaux d’isolation, faut-il faire établir un nouveau DPE (diagnostic de performance énergétique) ?

Le DPE est obligatoire lorsque vous vendez ou louez votre bien immobilier. Meilleure est l’étiquette de votre logement, plus vous pouvez valoriser votre habitat. Elle permet en effet au futur acquéreur d’estimer la consommation d’énergie qui sera nécessaire à son chauffage, sa production d’eau chaude sanitaire et sa climatisation. Si vous souhaitez faire réaliser des travaux d’isolation, vous n’êtes pas obligé par la loi de faire établir un DPE. Cependant, nous vous conseillons de faire réaliser un diagnostic avant et après vos travaux. Cela vous permettra de mieux prévoir les travaux à effectuer en amont et, dans un deuxième temps, de constater leur efficacité.

Mon logement est-il parfaitement isolé si tous les travaux d’isolation ont été réalisés?

Il faut également tenir compte des ponts thermiques et défauts d’étanchéité à l’air du bâtiment : ces « fuites » de chaleur occasionnent des déperditions d’énergie non négligeables à travers les jonctions entre les planchers et les murs extérieurs, les cheminées, les systèmes de ventilation et même les prises de courant. 

Pour y remédier, il faut y penser dès la conception du projet de construction ou de rénovation : une isolation globale de l’enveloppe bien conçue et réalisée dans les règles de l’art doit permettre de supprimer la majeure partie de ces défauts.

L’isolation est-elle obligatoire ? Quelles sont les règles à respecter ?

La réglementation thermique (RT) encadre les travaux de rénovation énergétique que les particuliers entreprennent dans leur logement.

Elle n’oblige pas à les réaliser mais fixe des performances minimales à respecter pour chaque poste du bâti isolé (murs, toiture) ou, dans le cas d’une rénovation lourde, pour la performance globale du bâti. 

Qu’est-ce qu’une isolation écologique ?

C’est une isolation réalisée avec des matériaux sains, c’est-à-dire dont la fabrication, le transport, la pose et la vie dans le bâtiment n’affecte que de manière réduite l’environnement. De plus, une isolation écologique doit être efficace, apporter une inertie thermique au bâtiment et réduire ainsi les besoins en chauffage et en climatisation.

Les matériaux naturels sont-ils plus sains que les autres produits isolants ?

Tous les produits d’isolation, même ceux provenant de matières naturelles, reçoivent un traitement et des additifs contre l’humidité, les insectes, ou le feu, qui les rendent performants et durables pour nos habitations. La question n’est donc pas tant l’origine du matériau, mais réside dans son procédé de fabrication et les additifs qui le composent. Faites donc attention aux caractéristiques de votre isolant.

Qu’est-ce qu’un bon isolant ?

Un isolant permet d’assurer une bonne isolation thermique en réduisant les échanges thermiques entre l’intérieur et l’extérieur. Une isolation thermique performante est traduite par l’utilisation d’un isolant à conductivité thermique.

Qu’est-ce qu’une fenêtre performante ?

La performance énergétique d’une fenêtre dépend de différents éléments : 
– surface des fenêtres
– performance du vitrage
– matière des profilés

La performance des fenêtres est qualifiée par le coefficient de transmission thermique. Plus il est faible, meilleure sera l’isolation thermique de la fenêtre.

Isoler peut-il avoir une influence sur le confort d’été ?

Plus un bâtiment est isolé, plus il bloque le passage de la chaleur à travers les murs. En hiver, les déperditions de chaleur sont réduites, mais en été, la température est conservée dans le logement. 
Ainsi, pour éviter l’effet « bouteille thermos » de votre logement, il est important d’avoir recours à des stratégies de confort d’été à l’aide de protections solaires au niveau des parois vitrées exposées (Sud, Ouest), protections que l’on fermera aux heures d’exposition, ainsi qu’à une évacuation de l’air chaud la nuit, ce qui peut être réalisé grâce à la ventilation.

Dois-je remplacer mon isolation existante ?

Cela dépend de sa nature et de son état. Si votre laine minérale a été exposée longtemps à l’humidité, elle aura perdu de sa capacité isolante et il faudra sans doute la changer. Si votre maison est ancienne, faites appel à un spécialiste. Certaines mousses utilisées dans les années soixante-dix et quatre-vingts sont toxiques et ne peuvent pas se changer sans l’intervention d’un professionnel. Il faut éviter de les brûler et veiller à les transporter dans des sacs étanches à la déchetterie.

J'habite une ancienne maison aux murs épais. Dois-je vraiment l'isoler ?

Vous pouvez le constater, en plein hiver, un bâtiment ancien non chauffé ayant de gros murs de pierre : il y fait froid ! En effet, l’épaisseur d’un matériau ne suffit pas pour qu’il ait des qualités isolantes. Il faut également qu’il empêche la chaleur de le traverser (conductivité thermique).

Peut-on isoler un mur humide ?

Avant d’isoler un mur humide, pensez à déterminer la cause de cette humidité et à la faire traiter. Si l’humidité reste piégée dans votre mur après isolation, celle-ci remet en cause l’efficacité de votre isolation et pire, la pérennité de votre bâti.

La ventilation ne réduit-elle pas les effets de l'isolation ?

Bien sûr, lorsque vous chauffez votre maison, inutile de laisser vos fenêtres grandes ouvertes pour ventiler en même temps. L’idéal est de séparer ces deux actions dans le temps et surtout, de trouver le juste équilibre ! En effet, une ventilation continue et bien dosée assainit votre air intérieur et réduit son taux d’humidité. Or, un air sec préserve vos murs et par là même, vos matériaux isolants.

Quels sont les impacts de l’isolation sur le système de ventilation du logement ?

L’isolation de l’enveloppe doit être accompagnée de la mise en place d’un système de ventilation efficace (ventilation mécanique contrôlée). Grâce à l’effet combiné de ces deux solutions, l’intérieur est à une température confortable et le renouvellement permanent de l’air intérieur permet une bonne qualité de l’air intérieur : on évite ainsi la formation de moisissures, de condensation ou autres pathologies liées à l’humidité.
Les travaux d’isolation et l’installation d’un système de ventilation performant sont indissociables, ce qui illustre bien la nécessité de penser tout projet en amont et de façon globale.

Mon isolation ne va-t-elle pas entraîner de surchauffe pendant l'été ?

Non, au contraire. Les parois isolées empêchent la chaleur/le froid de la traverser, été comme hiver. Pendant les périodes froides, l’air chauffé à l’intérieur de votre maison est maintenue à l’intérieur. L’été, la chaleur extérieure ne pénètre pas dans votre habitat isolé qui reste frais. Mais si le logement est trop isolé, il peut y avoir en effet, la sensation de surchauffe, nommée «Bouteille thermos» car chaque occupant apporte de l’énergie interne (cuisine, énergie dégagée par le corps, ordinateur …) qui est gardée dans le logement. Ainsi, il est nécessaire d’associer l’amélioration d’isolation par un meilleur système de ventilation.

Quelle conséquence si la laine de verre est mouillée sur palette ? Comment agir ?

Les palettes de laine sont filmées de manière à pouvoir être stockées à l’extérieur. Dès lors que le film de la palette est coupé pour accéder aux rouleaux ou panneaux, l’ensemble des rouleaux ou panneaux de LV doivent être entreposés au sec.

Refusez toute laine livrée humide. Toute laine humide dans son emballage relève d’un défaut de stockage et ne doit pas être utilisée sur chantier. Ne pas manipuler la laine humide pour tenter de la faire sécher. Ne pas la presser pour tenter d’en exprimer l’eau. Elle doit être changée.

A noter : Le classement en absorption d’eau des laines de verre garantit qu’elles sont non hydrophiles. Elles sont perméables à la vapeur d’eau (mu=1), ce qui signifie que lorsqu’elles sont mises en œuvre dans l’habitat, conformément aux règles de l’art, la vapeur d’eau peut les traverser pour évacuation, sans altération de leurs propriétés thermiques et acoustiques. En cas, d’exposition accidentelle directe à l’eau (à l’état liquide et non sous forme de vapeur), elles n’en absorbent que très peu et sèchent rapidement par ventilation des parois.

La laine isolant ma toiture est mouillée ? Que faire ?

La laine posée en toiture est accidentellement humidifiée par la casse ou le déplacement d’un élément de couverture. S’il s’agit d’un mouillage partiel, sans eau stagnante, la laine de verre sèche rapidement grâce à la ventilation de la toiture et recouvre ses propriétés thermiques et acoustiques en retrouvant son épaisseur : 

  • en comble aménagé, la pente de toit évite la stagnation de l’eau et la lame d’air ventilée en sous couverture favorise le séchage de la laine. Il est donc important de maintenir cette lame d’air ventilée sur toute la hauteur des rampants

En cas de mouillage plus important et plus particulièrement en cas de stagnation d’eau dans la paroi, il convient d’attendre le séchage de la laine pour juger de son remplacement ou non. 

Pour favoriser l’évacuation de l’eau, il peut être nécessaire (suivant la quantité d’eau à avoir pénétré dans le comble) de percer le parement du plafond de quelques trous sous la zone humidifiée. Ne pas manipuler la laine tant qu’elle est humide afin de lui conserver sa cohésion, ne pas essayer de la presser pour en exprimer l’eau par exemple : la ventilation du comble permet son séchage. Il peut toutefois être utile de louer un déshumidificateur professionnel pour quelques jours pour accélérer le séchage des parois. Après séchage complet, vérifier l’état de la laine, de son revêtement et des plaques de plâtre. Si ces dernières ont festonné sous l’effet de l’humidité, elles doivent être remplacées.

La laine isolant les murs extérieurs de ma maison est mouillée. Que faire ?

Une laine minérale dont la mise en œuvre en mur est réalisée selon les règles de l’art, n’a pas lieu d’être mouillée, aussi il faut rechercher la cause de la présence d’humidité dans la paroi (fuite en toiture, fuite de tuyauterie, fissure en façade, etc.)

S’il s’agit d’une infiltration accidentelle d’eau, suivant la quantité à avoir pénétré dans la paroi, il peut être nécessaire de découper la plaque de plâtre en pied de paroi, pour éviter toute stagnation de l’eau. Aérer au maximum le local pour favoriser le séchage. La location d’un déshumidificateur professionnel peut permettre d’accélérer le séchage des parois humidifiées. Attendre le séchage complet de la laine pour vérifier l’état du revêtement. Ne pas manipuler la laine tant qu’elle est humide (par exemple, ne pas la presser pour tenter d’en extraire l’eau sous peine de casser la fibre). Il faut savoir qu’une laine minérale accidentellement mouillée peut recouvrir ses propriétés thermiques et acoustiques en reprenant son épaisseur après séchage. Par contre, toute plaque de plâtre déformée par l’humidité doit être remplacée.

Si toutefois il s’agit d’eau charriant des boues (inondation par exemple), laine et plaques de plâtre doivent être déposées et les murs nettoyés. Il faut alors attendre le séchage complet des murs avant de procéder à la pose d’une nouvelle isolation.

Dans quel sens doit-on poser la membrane d'étanchéité à l'air ?

Les membranes possèdent toutes un marquage sur la face à positionner du côté chauffé de la paroi à recouvrir. A la mise en œuvre, la membrane doit être posée avec un débord de 10cm sur chacune des parois adjacentes. Ce débord est nécessaire pour étancher ultérieurement la membrane en périphérie à l’aide du mastic d’étanchéité à l’air adapté.

Où poser la membrane d'étanchéité à l'air dans les combles ?

La réglementation impose l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâti donnant sur l’extérieur. Selon les règles, l’isolation doit être complétée par la mise en œuvre d’une membrane pare vapeur. Dès lors qu’une membrane à des caractéristiques pare vapeur, elle doit toujours être positionnée du côté chauffée de la paroi, soit entre l’isolant et le parement de finition.

En comble perdu, l’étanchéité à l’air du plancher peut donc être réalisée par la pose d’un pare vapeur indépendant et continu posé sur le plancher du comble avant isolation. Cette membrane est impérative dès lors que le plancher n’est pas considéré comme étanche à l’air (des planchers de bois par exemple). Pour réaliser l’étanchéité à l’air des combles aménagés, il existe des membranes d’étanchéité à l’air assurant le rôle de pare vapeur hygrorégulant. Ces membranes suppriment les risques de condensation dans les parois et favorise le séchage des bois de charpente.

Quel que soit le type de membrane choisi, l’étanchéité à l’air des parois du comble se réalise à l’aide des pièces de pose adaptées : mastic d’étanchéité en périphérie, adhésifs adaptés et durables à la jonction entre les différents lés de membrane et au pourtour des gaines ou conduits traversant éventuellement les parois du comble. 

Le papier kraft présent sur les laines minérales peut-il servir de pare vapeur ?

Le revêtement kraft des laines minérales n’est pas un pare vapeur au sens de la réglementation. Son résistance à la diffusion de vapeur d’eau est bien inférieure à 18 mètres. Suivant l’application visée dans le bâtiment, il ne peut donc remplacer le pare vapeur indépendant et continu prescrit pour certaines applications du bâtiment (parois de MOB, combles).

Les membranes hygrorégulantes sont-elles compatibles avec le kraft présent sur les laines minérales ?

Les membranes d’étanchéité à l’air hygrorégulantes, dont la résistance à la diffusion de la vapeur d’eau varie en fonction de l’humidité relative, sont des produits sous Avis Technique de mise en œuvre. Quelle que soit la membrane choisie, le revêtement kraft des laines n’étant pas un pare vapeur au sens de la réglementation, la mise en œuvre conjointe des membranes d’étanchéité à l’air hygrorégulantes est compatible avec l’ensemble des laines, qu’elles soient nues ou revêtues kraft.

Faut-il poser un pare vapeur en isolation de comble aménagé ?

Les rampants et plafond de combles aménagés sont des parois dites “ouvertes” qui nécessitent la mise en œuvre d’un pare vapeur indépendant et continu afin de limiter les transferts de vapeur d’eau dans les parois et protéger ainsi les structures des désordres liés à l’excès d’humidité. 
Les règles de l’art déterminent selon le type de paroi et la situation géographique du bien (climat de plaine ou de montagne), la valeur Sd (résistance à la diffusion de vapeur d’eau) du pare vapeur à mettre en œuvre.

La pose d'un pare vapeur est-elle nécessaire en comble perdu ?

En plancher de comble perdu, la mise en œuvre d’un pare vapeur indépendant et continu est nécessaire dans plusieurs cas comme lorsque :

  • le bien se situe en climat de montagne, 
  • la toiture est équipée d’un écran de sous toiture non ventilé en sous face,
  • la pose d’un plancher est prévue au-dessus de l’isolation pour se servir du comble en espace de stockage
  • la nature du plancher fait qu’il n’est pas considéré comme étanche à l’air (ex : plancher bois). 

En climat de plaine, il peut s’agir d’un pare vapeur de Sd> 18 mètres ou de toute membrane validée pour cet usage.

Faut-il mettre en œuvre un pare vapeur en isolation de maison à ossature bois (MOB) ?

Les bâtiments à ossature bois doivent comporter un pare vapeur indépendant et continu sur l’ensemble de l’enveloppe donnant sur l’extérieur.  La valeur Sd (résistance à la diffusion de vapeur d’eau) du pare vapeur varie en fonction :

  • de la situation géographique du bien (climat de plaine/climat de montagne), 
  • de la finition des parois extérieures

du positionnement de la membrane dans la paroi (positionnement en 2/3-1/3 ou en 3/4-1/4).

La mise en œuvre d'un pare vapeur est-elle nécessaire pour l'isolation des murs d'une maison ancienne ?

Les parois de maisons anciennes ne possèdent généralement pas de coupure de capillarité à la base, aussi la mise en œuvre d’une membrane pare vapeur hygrorégulante du côté chauffé des parois est particulièrement intéressante pour limiter les transferts de vapeur d’eau dans les parois en hiver et permettre le séchage des murs en saison estivale. 

En rénovation, il es primordial de prévoir la mise en œuvre d’un système de ventilation contrôlée pour la qualité de l’air intérieur. Sans ventilation contrôlée, les maisons anciennes ne peuvent supporter la production importante de vapeur d’eau en intérieur issue de notre mode de vie actuel (douches, lessive et séchage du linge en intérieur, cuisson, etc.) quelle que soit la nature de l’isolant mis en œuvre dans ses parois. Il s’agit donc de prévenir l’excès d’humidité :

  • dans les parois, par la mise en œuvre d’une membrane pare vapeur adaptée 
  • dans l’ambiance intérieure, par la mise en œuvre d’un système de ventilation contrôlée 

afin d’éviter les désordres à terme (condensation, moisissures, etc.) qui nuisent à la qualité de l’air intérieur et au confort des occupants.

Quel isolant choisir pour isoler un comble aménagé possédant une grande hauteur sous plafond ?

Il faut savoir qu’une toiture non ou peu isolée représente la majorité des déperditions de chaleur d’un logement (de l’ordre de 30%). En rénovation, on attachera donc une importance capitale à isoler en priorité ses combles. Lorsque le comble possède une hauteur sous plafond suffisante, on opte pour la mise en œuvre d’un système d’isolation permettant d’obtenir une résistance thermique la plus proche possible des recommandations dans le neuf, à savoir R>8m2.K/W. 

Pour optimiser la surface habitable de ces combles, on choisit des laines à faible lambda (0.035 à 0.032 W/m.K) qui permettent d’obtenir de fortes performances thermiques tout en minimisant l’encombrement de l’isolation.

Quel isolant mettre en œuvre en combles aménagés ayant une faible hauteur sous plafond ?

Une toiture peu ou faiblement isolée représente la majorité des déperditions énergétiques d’une maison (jusqu’à 30%). On opte donc pour l’isolation des combles en toute première action de rénovation d’un bien. Lorsque la hauteur sous plafond est faible, soit l’on met en oeuvre des laines à faible lambda (0.035 à 0.032W/m.K) qui permettent de limiter l’encombrement de l’isolation et donc d’optimiser la surface habitable, soit la solution d’isolation par l’extérieur des combles s’avère la solution la plus adéquate. 

Deux possibilités d’isolation par l’extérieur des combles sont alors possibles :

  • soit l’isolation par la mise en œuvre d’un système Sarking qui présente l’avantage de mettre en valeur une belle charpente ancienne ;
  • soit l’isolation par la mise en œuvre d’un système Integra Reno.

Cette dernière solution permet d’obtenir de fortes résistances thermiques, proches des préconisations pour le neuf par le biais d’une rehausse de la couverture. Ces solutions permettent de conserver l’intégralité de la surface existante du comble.

Ma toiture ne possède pas d'écran de sous toiture. Est--ce un problème pour l'isoler ?

La mise en œuvre d’un écran de sous toiture HPV (Hautement Perméable à la Vapeur d’eau) permet, entre autres fonctions, de protéger la charpente et le comble des pénétrations accidentelles d’eau (rupture d’un élément de couverture par exemple). La mise en œuvre de ce type d’écran est récente et nombre de maisons anciennes ne possèdent pas d’écran de sous toiture. Or en rénovation, la mise en œuvre d’un écran de sous toiture ne peut être réalisée qu’avec une dépose de la couverture permettant une pose continue de l’écran afin de protéger également les bois de charpente. Si la couverture de votre habitation ne nécessite pas de réfection, sa dépose pour réaliser la mise en œuvre d’un écran de sous toiture HPV (Hautement Perméable à la Vapeur d’eau) représente un coût généralement important. 

En rénovation, lorsque la toiture ne comporte pas d’écran de sous toiture et que la couverture ne nécessite pas de réfection, préférez laisser une lame d’air sous liteaux plus importante que les 2cm exigés au minimum pour la ventilation des couvertures de petits éléments (Couverture- tuiles, ardoises). Cela permet une meilleure ventilation en sous face de couverture et un séchage plus rapide en cas de pénétration accidentelle d’eau. Pour optimiser la performance d’isolation de votre toiture, choisissez alors des laines à faible lambda (0.035 à 0.032W/m.K) qui limitent l’encombrement de l’isolation dans le comble et permettent ainsi de conserver au mieux l’espace habitable du comble.

Comment isoler un comble qui ne comporte pas d'écran de sous toiture ?

Même lorsqu’une toiture ne comporte pas d’écran de sous toiture, l’isolation thermique d’un comble aménagé est réalisable en respectant les points suivants : 

  • les règles de l’art imposent une lame d’air ventilée d’au minimum 2cm (en tenant compte de la reprise d’épaisseur de l’isolant) sous les liteaux supports de couverture de petits éléments (ardoises, tuiles). Cette lame d’air est indispensable pour la conservation des bois de charpente. 
  • les règles de l’art imposent pour l’isolation thermique entre chevrons, la mise en œuvre d’une laine semi-rigide, au lambda maximal de 0.036W/m.K et de résistance thermique minimale R=1.65m2.K/W. 

Aussi, si la hauteur des chevrons n’est pas suffisante pour maintenir la lame d’air ventilée réglementaire et respecter les exigences pour l’isolant posé entre chevrons, il faut alors opter pour une mise en œuvre totale de l’isolant sous chevrons. Mieux vaut une lame d’air plus importante qu’une lame d’air ventilée non conforme aux exigences réglementaires, à terme source de désordres dangereux pour la pérennité de la charpente (champignons, moisissures, etc.).

De façon générale, selon la situation géographique de l’habitation (exposition aux vents dominants, bord de mer, etc.), il est intéressant d’opter pour une épaisseur de lame d’air supérieure afin de favoriser une meilleure ventilation de la sous face de couverture, donc un meilleur séchage des bois de charpente et le cas échéant, de l’isolation en cas de pénétration accidentelle d’eau. 

Pour limiter l’encombrement de l’isolation sous chevrons et ainsi optimiser la surface habitable du comble, veillez à choisir des laines aux lambdas les plus faibles (0.035 à 0.030 W/m.K). En cas de réfection ultérieure de la couverture, il faut faire poser un écran de sous toiture HPV (Haute Perméabilité à la Vapeur d’eau) qui présente en autres avantages de pouvoir poser l’isolant à son contact direct et donc de pouvoir utiliser la hauteur totale des chevrons ou fermettes pour poser l’isolation.

Ma toiture comporte un écran de sous toiture mais je ne sais pas s'il est HPV (à Haute Perméabilité à la Vapeur d'eau). Comment isoler mon comble aménagé ?

Les écrans de sous toiture de nature HPV étant très récents, votre écran de sous toiture est donc probablement étanche à la vapeur d’eau (cas des écrans bitumineux par exemple). Pour aménager votre comble et réaliser l’isolation des rampants, les règles de l’art imposent la création une lame d’air ventilée d’au minimum 2cm sous les liteaux supports de couverture (en tenant compte de la reprise d’épaisseur de l’isolant). Pour créer cette lame d’air ventilée réglementaire, vous n’avez donc pas d’autre choix que de procéder à la réalisation d’ouvertures dans l’écran de sous toiture (en partie basse et dans le dernier tiers supérieur des rampants) pour favoriser la circulation d’air à sa sous face afin d’éviter tout risque de condensation à l’interface écran/isolation, source de désordres à terme pour les bois de charpente (moisissures, champignons, etc.). 

Pour la ventilation en partie haute, vous pouvez aussi opter pour l’ouverture de l’écran de sous toiture au faîtage, avec mise en œuvre d’un closoir ventilé. 
Pensez également à protéger les ouvertures réalisées par la pose de grillages à maille fine pour toute ouverture de ventilation existant dans un comble, afin d’éviter la pénétration de petits animaux dans les parois.

La laine de verre dégrade-t-elle la qualité de l'air intérieur ?

L’étiquetage sanitaire (obligatoire pour tous les produits de construction) des laines minérales de verre et de roche est de catégorie A+, soit le meilleur classement prévu par l’étiquetage. La qualité de l’air intérieur du logement isolé à base de laines minérales garantit donc un environnement sain pour les occupants.

De plus, les laines minérales (de verre ou de roche) font l’objet d’un contrôle continu en fabrication et sont certifiées par tierce partie indépendante, l’EUCEB (European Certification Board for Mineral Wool Product) qui garantit dans la durée que les produits en laine minérale mis sur le marché sont exonérés de cancérogénicité pour l’homme au sens de la Directive européenne 97/69/CE. Cette certification garantit que les laines minérales ne présentent pas de risque pour la santé des utilisateurs.

Comment traiter l'étanchéité à l'air des parois ?

Afin de garantir la performance énergétique des logements et éviter les fuites d’air parasites sources d’inconfort et de déperditions calorifiques, la réglementation thermique impose un niveau d’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment. Ce niveau d’étanchéité à l’air imposé doit être garanti à la réception du bien. 

Pour assurer de façon durable l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment, les producteurs ont mis au point des membranes d’étanchéité à l’air adaptées en fonction du type de parois à isoler. Ces membranes possèdent des caractéristiques techniques différentes suivant leur usage dans le bâtiment et selon le type de bâtiment à traiter : membrane simple d’étanchéité à l’air, membrane d’étanchéité à l’air hygrorégulante possédant des caractéristiques pare vapeur (à Sd variable), membrane pare vapeur standard (Sd> 18 mètres). 

Lors du choix de la membrane à mettre en œuvre, vérifiez son adéquation au type de paroi que vous souhaitez étancher à l’air.

Peut-on ajouter un isolant sur une isolation existante ?

Il est possible, sous certaines conditions, de conserver un ancien isolant et de procéder à l’ajout d’une isolation complémentaire afin d’augmenter la performance énergétique d’un logement. 

En comble perdu, avant tous travaux, il faut s’assurer au préalable que le plancher existant peut supporter la charge d’une isolation complémentaire. Un calcul de portance peut être nécessaire selon le type de plancher, la nature et l’épaisseur d’isolant visées, et en particulier si l’on prévoit l’ajout d’un plancher au-dessus de l’isolant. Dans ce dernier cas, il est impératif de procéder à la pose d’un pare vapeur (Sd> 18 mètres) sur le plancher existant avant toute isolation. 

S’il s’agit d’un plafond en plaques de plâtre sous ossature métallique, on respecte les prescriptions qui limite le poids de l’isolant/m2 selon le type d’ossature posée (simple ou double) et l’entraxe entre éléments d’ossature. 

Pour la mise en œuvre, on s’assure au préalable que l’isolant existant recouvre bien l’ensemble de la surface de plancher et qu’il est toujours homogène : pas de dégradation par écrasement (stockage, passages pour entretien de la couverture ou de la vmc, etc.) ou par fuites dans la couverture. 

Si l’isolant existant est correctement posé et qu’il calfeutre bien l’ensemble de la surface, il constitue déjà un premier niveau d’isolation. 
La poussière présente en cas d’absence d’écran de sous toiture ne nuit pas à sa performance. 

La laine ajoutée en complément doit être une laine nue ou une laine en vrac, mise en œuvre sans laisser de lame d’air entre l’isolant existant et la laine ajoutée. Si la laine achetée est revêtue d’un surfaçage kraft, il faut le lacérer à raison d’une dizaine de fentes de cutter/m2. Sa pose ne doit pas obstruer les ouvertures de ventilation lorsque celle-ci s’effectue par les rives basses de la couverture.

Peut-on ajouter un isolant sur une isolation existante sur les rampants d'un comble aménagé ?

Pour améliorer la performance thermique d’un comble aménagé, il est possible, après dépose du parement et de son ossature porteuse, de compléter un isolant existant posé entre chevrons. Pour pouvoir le conserver, il faut s’assurer au préalable qu’il calfeutre bien l’ensemble des rampants et plafond du comble aménagé, qu’il n’a pas subi de dégradation et que la lame d’air ventilée réglementaire pour la ventilation de la couverture a bien été conservée. Pour procéder à l’ajout d’une laine complémentaire, le revêtement kraft de l’isolant existant doit être préalablement lacéré à raison d’une dizaine de fentes de cutter/m2. On pose alors des suspentes de longueur adaptée à l’épaisseur de laine que l’on souhaite ajouter puis, conformément aux règles de l’art, on finalise l’isolation par la mise en œuvre d’un pare vapeur indépendant et continu (Sd > 18 mètres ou membrane sous avis technique). Enfin, pour assurer l’étanchéité à l’air des parois, on met en œuvre la membrane à l’aide des pièces de pose dédiées (mastic d’étanchéité à l’air en périphérie, adhésifs durables et adaptés à la jonction entre les lés de membrane et au pourtour des gaines et conduits traversant éventuellement la membrane). 

A noter : conserver l’isolant existant n’est pas toujours judicieux si la hauteur sous plafond du comble est faible. En effet, suivant l’année de mise en œuvre de la 1ère isolation, le lambda du produit existant peut être élevé. Or, les laines d’aujourd’hui étant de plus faible lambda, elles sont plus performantes. Elles permettent d’obtenir à épaisseur égale de plus fortes résistances thermiques (R) ou à performance égale, de minimiser l’encombrement de l’isolation sous chevrons (ou fermettes). Les laines aux lambdas < 0,036 W/m.K permettent alors de mieux valoriser votre bien en optimisant l’espace habitable.

A résistance thermique égale visée, faut-il mettre une ou deux couches d'isolant ?

La résistance thermique (R) visée peut s’obtenir, soit par une pose de l’isolant en monocouche, soit par une pose en multicouches. En effet, les résistances thermiques de lits de laine superposés s’additionnent. Il existe toutefois aujourd’hui des laines de forte épaisseur permettant d’obtenir de hautes performances thermiques en une seule opération. Que l’on opte pour une pose en monocouche ou en multicouches, l’importance est la continuité de l’isolation tant pour la performance d’isolation thermique que d’isolation acoustique. Les lés de laine doivent donc être posés bord à bord bien jointifs pour parfaitement calfeutrer la surface à isoler. 

En rénovation comme en neuf :

  • en combles aménagés, on opte pour une pose en double couche, si et seulement si, la hauteur des chevrons (ou fermettes) permet, en l’absence d’un écran de sous toiture HPV (Hautement Perméable à la Vapeur d’eau) de poser un isolant de lambda <0,036 W/m.K et d’une résistance thermique minimale R=1,65 m2.K/W, tout en maintenant la lame d’air ventilée obligatoire sous liteaux pour la ventilation de la couverture.
  • en comble perdu, on peut réaliser l’isolation par la pose d’une laine monocouche jusqu’à une résistance thermique R=10m2.K/W. On remonte la laine jusqu’à la panne sablière sans obstruer les entrées d’air éventuelles situées en rives basses de couverture. 

A savoir : lorsque la surface de plancher à isoler est constituée d’un plafond en plaques de plâtre posé sous solives, la pose d’une laine à cheval sur les solives n’est pas autorisée par les règles de l’art. On pose entre solives un 1er lit de laine de hauteur égale à celles des solives. On place ensuite, en pose croisée, un 2nd lit de laine impérativement nue. Si la laine achetée pour le complément est revêtue kraft, on lacère celui-ci à raison d’une douzaine de petites fentes de cutter/m2 avant de la poser, sans lame d’air entre les deux lits de laine.

La laine de verre est-elle dangereuse pour la santé ?

Utilisées pour l’isolation du bâtiment depuis plus de 75 ans, les laines minérales commercialisées sont des produits fiables et sûrs à fabriquer, à installer et à utiliser. En 2001, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) qui dépend de l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a reclassé toutes les laines minérales, quelques que soient leur date de fabrication, du groupe 2B au groupe 3, à savoir « ne pouvant pas être classé comme cancérogène pour l’homme », soit la même classification que le thé. Les règles de classification européennes définies en 1997 permettent de produire depuis cette date des laines minérales non classées.
De plus, les laines minérales (de verre ou de roche) font l’objet d’un contrôle continu en fabrication et sont certifiées par tierce partie indépendante, l’EUCEB (European Certification Board for Mineral Wool Product) qui garantit dans la durée que les produits en laine minérale mis sur le marché sont exonérés de cancérogénicité pour l’homme au sens de la Directive européenne 97/69/CE.  Cette certification garantit que les laines minérales ne présentent pas de risque pour la santé des utilisateurs.

Les fournisseurs de laine de verre vous recommandent des précautions d’hygiène à suivre pour la pose de ses isolants à base de laine de verre ou de roche par l’apposition sur les emballages de recommandations et pictogrammes. Ce sont les recommandations basiques applicables à tout chantier : ventiler le lieu de pose si possible ; nettoyer le chantier à l’aide d’un aspirateur ; couvrir les parties du corps exposées ; dans un endroit non ventilé, porter un masque jetable en cas de travail au-dessus de la tête, porter des lunettes de protection ; respecter la réglementation sur les déchets. Sur ce dernier point, la mise en déchetterie les laines minérales est possible en déchetterie collective ou en centre de stockage pour déchet « non dangereux non inertes » (anciennement classe 2).

Quel type de masque prévoir lors de travaux de pose de laine minérale?

Le port d’un masque de protection de type P1 (pour usage ménager ou bricolage léger) est recommandé pour les travaux de pose de laines minérales en panneaux ou rouleaux, en local non ventilé. Pour la pose des laines minérales en vrac s’effectuant par soufflage, le port d’un masque de type P2 est nécessaire pour garantir une exposition bien inférieure à la valeur limite d’exposition professionnelle, 1 fibre/ml.

A noter que l’utilisation des techniques de pose et des outils recommandés par Isover limite l’exposition à des niveaux inférieurs à la cette valeur limite.
Lors de travaux de rénovation, il est possible d’être en contact avec des poussières de natures diverses à des concentrations proches des valeurs limites d’exposition, il est recommandé de porter au moins un masque de type P2.

Le retrait de laines minérales nécessite les mêmes équipements de protection individuelle (EPI) que ceux pour le retrait de n’importe quel matériau poussiéreux.
Ils doivent être choisis en fonction du niveau d’empoussièrement sur le chantier.

La norme EN143 définit les exigences en termes de pénétration et de résistance respiratoire des filtres à particules équipant les demi-masques et masques complets :

  • P1 (FFP1) : Efficacité de Filtration Faible
  • P2 (FFP2) : Efficacité Moyenne

P3 (FFP3) : Haute Efficacité

L'isolation thermique est-elle utile en été?

Oui, l’isolation thermique de l’habitat est importante en été, pour maintenir une température agréable à l’intérieur et conserver la fraîcheur des pièces. Sans isolation, il fait aussi chaud dedans que dehors pendant les jours de canicule.

L'isolation permet-elle vraiment de faire des économies?

En maintenant une température intérieure constante, l’isolation thermique vous permet de réduire vos factures de chauffage: vous n’avez pas besoin de chauffer aussi longtemps et aussi fort, puisque la chaleur ne s’échappe pas des pièces. Vous réalisez donc des économies sur vos factures d’énergie. Le montant des économies dépend de votre habitation, de l’état de votre isolation actuelle, et de vos dépenses énergétiques annuelles.

Faut-il une autorisation pour isoler?

Les travaux d’isolation intérieure et les petits travaux d’isolation (du type châssis de portes et fenêtres) n’ont en général pas besoin d’autorisation préalable. En revanche, les travaux d’isolation qui modifient la structure externe de l’habitat peuvent nécessiter une autorisation préalable, par exemple dans le cas où l’isolation des murs extérieurs modifie la distance avec les bâtiments voisins.

Est-il possible de combiner isolation intérieure et extérieure?

L’isolation intérieure est compatible avec certaines isolations extérieures, mais doit s’évaluer au cas par cas pour l’isolation des murs, afin d’éviter les risques d’humidité et de pourrissement du mur et de l’isolant. En général, une isolation extérieure est plus performante et évite les problèmes d’infiltrations d’air et d’humidité.

Peut-on combiner isolation extérieure et des murs creux?

Bien souvent, il est impossible de combiner les deux types d’isolation, car un mur trop isolé et trop étanche à l’air ne respire plus et cause des problèmes d’humidité. de même, un mur creux ne peut être isolé si la façade de l’habitation a été peinte avec une peinture étanche. L’évaluation doit donc se faire au cas par cas, par un professionnel.

CARROSSERIE

Où est-ce que je trouve le code de peinture sur ma voiture ?

Le code couleur, dont nous avons besoin pour le choix correct de votre couleur, se trouve généralement dans le compartiment moteur, dans le coffre de votre véhicule ou bien récemment sur le montant des portières.

De quoi ai-je besoin pour une peinture complète?

En général vous avez besoin d’un apprêt, une peinture de base à vernir pour lequel vous avez besoin d’un vernis clair ou de peinture 2K brillante directe. Pour quelques peintures vous avez besoin d’une sous-couche. Pour poncer vous avez besoin de papier de ponçage à l’eau et à sec, disques abrasifs, dégraissant anti-silicone, matériel de masquage et rubans adhésifs. Si vous n’avez pas une combinaison protectrice vous en avez besoin ainsi que gants protecteurs. Faites attention que vous portez toujours une masque protecteur car beaucoup de vapeurs qui sont nocifs pour l’organisme humain.

De quoi ai-je besoin pour l’impression hydrographique, c’est-à-dire peinture par immersion qui permet l’impression graphique sur toute forme de support?

Pour commencer nous avons créé un kit starter pour vous qui contient tout ce dont vous avez besoin pour commencer. Vous avez aussi besoin d’un bassin ou une baignoire dans laquelle vous pouvez immerger l’objet.

De quoi ai-je besoin pour la peinture d’une moto?

Si vous souhaitez peindre des parts en plastique, vous avez besoin des composants suivants: Apprêt, additif élastique, un agent d’adhésion plastique (primaire plastique), peinture de base et vernis clair. Selon la condition de la peinture vous avez peut-être aussi besoin de mastic. Faites attention que beaucoup de peintures moto ont besoin d’une sous-couche pour obtenir la teinte souhaitée.

Combien de litres (produit prêt à l’emploi) ai-je besoin de pour ma voiture?

Pour une voiture de petite taille (p.ex. : une Golf III), environ 5 litres sont nécessaires, pour une voiture de taille moyenne (p.ex. : Opel Calibra), environ 6 litres et pour une voiture de grande taille (p.ex. : BMW 7), environ 7 litres. En général, 4-5 litres de couleur suffisent, avant l’ajout des additifs pour mélanger la masse prêt à l’emploi.

Pourquoi est-ce qu’on a besoin d’une sous-couche ?

Une sous-couche garantit l’obtention de la teinte souhaitée. Les sous-couches sont souvent des teintes unies couvrantes sur lesquelles une peinture d’effet est appliquée  (aussi peintures métallisées) pour obtenir la teinte souhaitée. Si vous n’êtes pas sûr si vous avez besoin d’une sous couche, demandez-nous. Pour chaque teinte dans notre base de données nous pouvons vous dire si celle-ci a besoin d’une sous-couche ou non.

Combien de temps dure Plasti Dip™?

S’il est correctement appliqué, Plasti Dip™ durera environ trois ans sans nécessité d’être retouché. Il ne perdra pas son adhésion et il est très durable. La distance de pulvérisation lors de l’application ainsi que la quantité de couches appliquées détermineront largement la longévité du produit. Après 3 ans, ou pendant les trois années si on le souhaite, il est possible d’appliquer très facilement une nouvelle couche de rafraîchissement.

Tiendra-t-il malgré la chaleur et les conditions de course?

Plasti Dip® résiste à une chaleur allant jusqu’à 93 °C. Les roues revêtues résistent à la chaleur et aux excès dus à la course ou au rallye.

Puis-je tremper ma voiture toute neuve ou fraîchement peinte?

Les voitures nouvellement acquises peuvent bénéficier non seulement d’un délai d’attente de deux à trois mois avant d’être revêtues, mais également d’une petite zone d’essai avant que la totalité du véhicule ne soit revêtue. Différents fabricants utilisent différents types de peinture, et ont des temps de durcissement différents. Lors de l’examen de revêtement d’une nouvelle voiture, s’il-vous-plaît tester une petite zone et enlever le revêtement 3-4 semaines après afin de s’assurer que la nouvelle peinture a suffisamment durcie et est résistante pour supporter le processus d’enlèvement. En ce qui concerne les véhicules fraîchement repeints, s’il-vous-plaît, soyez prudent. La qualité des peintures et des revêtements transparents utilisés des voitures repeintes peuvent varier considérablement. Le test est toujours conseillé avant le revêtement d’une voiture repeinte ou réparé.

Comment Plasti Dip supporte-t-il l'essence?

Plasti Dip est un revêtement à base de solvant et ne résiste donc pas à l’essence! S’il-vous-plaît soyez prudent lorsque vous remplissez votre réservoir avec de l’essence ou lorsque vous travailler avec de l’essence autour d’une surface avec du revêtement.

Se décolle-t-il vraiment ?

Oui, Plasti Dip® se décolle vraiment. Nous suggérons toujours un minimum de 5-6 couches, non seulement pour la longévité, mais afin de s’assurer également qu’il se détachera en gros morceaux lorsque vous serez prêt à l’enlever.

Combien de couches dois-je appliquer?

Nous suggérons toujours un minimum de 5-6 couches. Les roues d’hiver, etc., peuvent bénéficier de deux couches supplémentaires pour une bonne tenue.

Comment dois-je préparer mes roues ou ma voiture avant d’appliquer le revêtement?

Nous suggérons toujours d’utiliser “Spray Before Dipping” et des serviettes en papier pour préparer la voiture avant d’appliquer le revêtement sur les roues. Cela permettra d’éliminer la graisse, l’huile, la saleté, les débris ou la cire qui peuvent nuire à la capacité d’adhérence du revêtement. Laissez la surface sécher complètement, toute humidité (même si elle ne est pas visible, derrière les panneaux de carrosserie ou d’habillage) pourrait affecter négativement le processus d’adhérence et entraîner des bulles. Une surface propre et sèche est essentielle.

Dois-je protéger mes pneus ou dois-je vaporiser Plasti Dip directement sur eux?

Plasti Dip se détachera directement des pneus. La facilité avec laquelle le revêtement  se décollera des pneus dépend de la façon dont vos pneus sont secs. Si vos pneus paraissent secs, nous proposons l’application d’une couche très fine brillance pour pneus sur vos pneus avant d’appliquer le revêtement. Cela fera en sorte que le revêtement s’enlève facilement des pneus. Assurez-vous de ne pas mettre de brillance de pneu sur la surface ou sur le bord de la roue! La brillance des pneus empêche l’adhérence de la surface de votre roue, si vous choisissez de l’appliquer, appliquez-la très soigneusement.

Plasti Dip fonctionnera-t-il exactement de la même façon sur chaque voiture, sur toutes les surfaces?

Bien que Plasti Dip fonctionne et se comporte exactement de la même façon pour la plupart des utilisateurs, il y a certainement des circonstances particulières dans lesquelles Plasti Dip pourrait ne pas se comporter comme prévu. L’âge de la voiture, l’état de la couche transparente, si vous avez déjà fait vous-même du bricolage en réalisant un travail de peinture sur la surface, etc. il y a autant de facteurs possibles pouvant affecter la façon dont Plasti Dip fonctionnera, le décollage, ou les couches. Bien que la plupart des utilisateurs aient une expérience sans ennuis avec ce revêtement, nous vous suggérons de faire un petit test sur les surfaces sur lesquelles vous souhaitez appliquer le revêtement avant de commencer votre projet.

Plasti Dip peut-il endommager ma couche transparente?

Tous les tests ont montré que les voitures des clients qui avaient appliqué ce revêtement  n’ont connu aucuns dommages, le revêtement s’est décollé et l’on a appliqué du revêtement de nouveau. Cependant chaque voiture et chaque situation est unique. Malgré la grande réputation de Plasti Dip, nous recommandons toujours tremper un petit endroit de votre voiture avant de tremper l’ensemble de la voiture. Réalisez surtout un test avec des voitures qui ont été repeintes. Chaque atelier de peinture utilisera différents types et quantités de vernis – et Plasti Dip ne peut éventuellement pas garantir exactement le même résultat car chaque travail de peinture est unique.

Puis-je laver les zones de revêtement de ma voiture?

Les voitures revêtues peuvent être facilement lavé à la main avec du savon ordinaire pour lavage de voiture.

Puis-je utiliser Plasti Dip comme protection transparente pour l'avant de ma voiture?

Bien sûr! Nous avons des centaines de clients qui utilisent Clear Plasti Dip® comme protection transparente. Cela fonctionne très bien!

À quelle distance dois-je vaporiser Plasti Dip?

La distance de pulvérisation habituelle recommandée est comprise entre 10 à 13 centimètres pour les aérosols et environ 20-25 centimètres lors de l’utilisation du système DipSprayer.

Plasti Dip™ protégera-t-il mes roues d'hiver du sel/ de la neige?

Plasti Dip® est extrêmement résistant aux éléments, y compris à la glace de l’hiver, au froid, au sel, etc. Beaucoup de clients appliquent ce revêtement sur leurs roues et leur voiture spécifiquement pour protéger les surfaces originales de la saison hivernale.

Puis-je utiliser Plasti Dip sur les phares avant et arrière?

Avec notre expérience, nous avons constaté que Plasti Dip s’enlève facilement de la plupart des phares. Cependant, nous avons trouvé quelques types de phares ou de feux arrière ne répondant pas très bien à Plasti Dip. Notre suggestion, pour être sûr, est de toujours cacher les phares et les feux arrière pour s’assurer qu’il n’y a pas de réaction négative.

Combien de gallons aurais-je besoin pour le revêtement de toute une voiture?

Chaque véhicule aura besoin d’une quantité spécifique de Plasti Dip® et cette quantité peut varier en fonction de la taille de votre véhicule, sa couleur actuelle et de la couleur dans laquelle vous souhaitez appliquer le revêtement.

Comment puis-je obtenir les meilleurs résultats avec un Aérosol Plasti Dip?

Lors de l’utilisation des bombes Plasti Dip™, assurez-vous de bien les agiter avant emploi. Les bombes ne doivent pas être conservées en-dessous de la température ambiante avant l’application. Maintenez les bombes debout et ne les dirigez pas dans un angle inférieur à  45% au sol afin d’éviter les gouttes et les éclaboussures.

Dois-je utiliser des sous-couches?

Nous recommandons toujours des sous-couches Gunmetal Grey pour les véhicules blancs. Gunmetal Grey peut également améliorer le revêtement jaune, rouge, et en général il peut aider les transitions extrêmes de couleurs (une peinture plus sombre à un revêtement plus clair ou de la peinture plus claire à un revêtement foncé).

Pourquoi le vernis est-il nécessaire?

Le vernis est une partie intégrante des systèmes à 2 ou 3 étapes. Il ne peut être omis. Il procure le lustre, protège la peinture et contribue à fondre la retouche avec le reste du véhicule. Après l’application du vernis, nous recommandons de terminer avec le solvant de biseautage

Que doit-on utiliser pour masquer?

Il est préférable d’utiliser un papier opaque de bonne qualité. Le papier journal ne devrait jamais être utilisé car les solvants contenus dans les produits servant à la réparation pourraient le traverser ce qui causerait des taches d’encre sur la surface masquée.

Quel ruban à masquer doit-on utiliser?

Il faut utiliser un ruban à masquer conçu pour l’automobile. Ce ruban est enduit d’un vernis spécial qui le protège des solvants. Il ne laissera donc pas de résidus de colle lorsqu’on l’enlèvera.

Comment peut-on évaluer la quantité de peinture nécessaire?

1 canette de 4.5 onces (125g) : 3 couches de 1pi. x 3pi. (30 x 90cm)
1 canette de 9 onces (285g) : 3 couches de 2pi. x 3pi. (60 x 90cm)
1   canette   de 12 onces (340g)    :    3 couches de    3pi. x 3pi.    (90 x 90cm)